Pourquoi j’ai commencé à militer pour les droits des animaux avec IC

Par Ben, IC SUD

Je n’aimais pas particulièrement les animaux, mais comme la plupart des gens, je refusais qu’on les fasse souffrir ou qu’on les tue « inutilement ».

J’étais de plus choqué par la disproportion entre la façon dont tout le monde condamne la cruauté à l’égard des humains, et la façon dont on traite les animaux dans nos sociétés dites « civilisées ».

Ma conscience ne comprenait pas cette inégalité de traitement entre des êtres conscients et sensibles au seul prétexte qu’ils n’étaient pas dignes d’intérêt, ou encore pas aussi intelligents que nous.

J’étais déjà grandement sensibilisé à la souffrance humaine suite à des voyages professionnels dans des pays du tiers-monde et surtout après avoir passé tous mes samedis après-midi pendant plusieurs années à tenter de distraire des enfants dans le service hématologique d’un grand hôpital marseillais.

C’est alors que j’ai visionné en 2010 la vidéo de trop : le broyage des poussins après sexage pour les élevages de poules pondeuses et de poulets de chair. Il fallait que je réagisse !

Ayant dans mon entourage beaucoup de médecins et de biologistes, j’ai découvert avec stupéfaction que nombre d’entre eux ignoraient par exemple que les protéines nécessaires à l’alimentation humaine sont présentes dans les végétaux.

Bien que n’ayant pas leur niveau de connaissance, j’ai cependant des bases scientifiques suffisantes qui me permettent de discuter avec eux, et ils n’étaient pas en mesure de contrer mes arguments.

C’est même un médecin pas spécialement favorable à notre cause qui m’a expliqué que l’enseignement de la médecine en France est trop académique et n’accepte donc pas facilement la remise en question de certaines « certitudes » en matière d’expérimentation animale tout particulièrement: lorsqu’on vous rabâche pendant toutes vos années d’études que c’est comme ça et pas autrement, il est difficile de prendre du recul !

Il m’a alors paru logique de… commencer par le commencement, sans dissocier les droits des animaux de l’aspect scientifique.

Découvrant peu à peu les horreurs de la vivisection et son absence de validité scientifique, j’ai eu envie de rattraper à mon échelle et avec mes moyens tout ce temps perdu en faisant « quelque chose d’important », axé sur la sensibilisation du public pour qui la vivisection est toujours un mal nécessaire.

J’ai alors contacté International Campaigns (IC) car je trouvais leurs campagnes et supports vraiment efficaces, et ce collectif m’a apporté son soutien logistique pour mener à bien l’Opération Vélo en avril 2011, entre Montpellier et Paris, en marge de la Semaine Mondiale des Animaux de Laboratoire.

Durant ce périple, j’ai reçu un accueil favorable dans toutes les villes où j’ai fait étape, ainsi qu’un écho médiatique régional (et même national) significatif.

A Paris devant la foule des manifestants présents le 23 avril devant l’Hôtel de Ville, je me suis engagé à animer après l’été une action mensuelle contre la vivisection en région.

J’avais beaucoup d’admiration pour les espagnols et les anglais qui font des actions visuelles efficaces, et je n’ai donc pas cherché à réinventer l’eau chaude, les happenings S.A.L.E. étaient nés : Montpellier, Marseille, Toulouse, Lyon, Bordeaux, et ce n’est pas terminé…

Agir avec IC, c’est relayer en toute légalité des campagnes pour les droits des animaux et abolitionnistes qui existent dans le monde entier, pour plus d’impact et de cohérence.

C’est aussi bénéficier de l’expérience de militants chevronnés afin de ne pas gaspiller son énergie en lançant des actions sans stratégie.

Rejoignez le réseau francophone International Campaigns en créant dans votre ville/région un groupe local pour les droits des animaux !

Ne rien faire, c’est laisser faire !

Contact : ici.