Conseils pour militer concrètement pour les droits des animaux

Sommaire

 

 

Tracts

Le tract est un composant essentiel de votre démarche d’information et de sensibilisation. Il permet au public de conserver une trace des raisons de votre présence dans la rue.

Distribuer des tracts

La distribution de tracts est un art. Pour y parvenir, voici quelques conseils.

– N’attendez pas que les gens viennent vers vous car très peu le feront. Allez vers eux et tendez-leur un tract en souriant et en leur disant, par exemple : « Voilà pourquoi nous sommes là aujourd’hui ».

– Etablissez un contact visuel (sans être agressif).

– Tenez le tract de telle façon que les passants puissent voir le titre.

– Préparez une réponse à des questions comme : « Qui organise ça ? » ou « C’est pour quoi ? »

– Notez le nom, le numéro de téléphone (personnel et professionnel) ainsi que l’adresse électronique des personnes qui semblent intéressées, mais n’entamez pas une conversation qui vous distrairait trop de votre tâche du moment. (Le plus simple est d’avoir préparé une feuille d’inscription à cet effet sous forme de tableau en plusieurs colonnes réalisé sous un logiciel de traitement de texte.)

– Ne perdez pas de temps à argumenter, préférez une phrase du style : « Je pense que vous changerez d’avis après avoir lu ce document », puis passez à quelqu’un d’autre.

– Essayez d’être au moins deux pour distribuer les tracts, surtout dans un environnement hostile.

– Avant de partir, ramassez les tracts qui ont été jetés par terre.

– Habillez-vous correctement et sobrement afin de ne pas faire fuir ou repousser le public.

– Ne distribuez pas directement des tracts dans les boîtes aux lettres mais glissez-en, par exemple, sous les portes d’entrée ou laissez-en dans les halls d’immeuble. Restez toujours dans la légalité.

Afficher des supports militants

Vous pouvez aussi afficher des tracts sur les panneaux d’affichage autorisés dans des lieux publics tels que :

– Les bibliothèques

– Les cabinets vétérinaires

– Les animaleries

– Les associations d’étudiants

– Les supermarchés ou les laveries automatiques

– Les petits commerçants

– Les halls d’immeuble

Essayez d’abord d’obtenir l’autorisation afin que votre tract ne soit pas enlevé. Affichez dans des endroits très passants.

Pour coller des tracts à l’extérieur sur des supports autorisés, utilisez une brosse et de la colle à papier peint composée de farine et d’eau (donc sans aucun produit ou sous-produit d’origine animale). Appliquez une couche de colle sur la surface choisie, placez y le tract et repassez une couche de colle par dessus. Préférez les supports en bois, en métal ou en béton.

Pancarte

Une pancarte est un grand poster ou une affiche de taille encore plus grande que l’on fixe sur un support en carton. Vous pouvez disposer d’une pancarte sur le stand où vous proposez des dépliants et brochures, l’utiliser en complément au cours d’un exposé ou bien encore demander la permission de l’accrocher dans un lieu public. Les pancartes attirent le regard et constituent un moyen non-agressif d’informer et de sensibiliser le public sur le thème des droits des animaux.

Définir votre pancarte

Choisissez un thème général pour votre pancarte : la vivisection, l’élevage industriel, les produits testés sur les animaux, les cirques ou la chasse. Puis recherchez des clichés qui pourront illustrer votre sujet, ainsi que les expressions, les slogans et les phrases particulièrement pertinents et faciles à retenir. Vous trouverez un échantillon de slogans ici.

Constituez-vous un dossier des bulletins, brochures et dépliants diffusés par le mouvement pour les droits des animaux et par la défense animale et qui sont d’excellentes sources de photographies et de textes en rapport avec le thème que vous développerez. Vous pouvez notamment utiliser ces différents supports pour faire un collage.

Matériel et équipement nécessaires

Vous pouvez vous procurer tout le nécessaire pour créer votre pancarte dans une boutique de décoration et une quincaillerie. Vous avez besoin des éléments suivants :

– Un support cartonné de couleurs vives (1 m x 0,80 m)

– Une plaque de contreplaqué (0,5 ou 1 cm d’épaisseur, 1 m x 0,80 m)

– Du film plastique (adhésif ou normal) ou du Plexiglas, aux mêmes dimensions que le contre-plaqué

– Des lettres adhésives (de 7 ou 10 cm). Pour plus d’informations sur la fourniture de ces lettres, cliquez notamment ici. Vous pouvez aussi commander des lettres adhésives sur mesure pour votre pancarte ou pour réaliser une banderole de qualité professionnelle. Voir un exemple ici. Pour faire votre propre banderole, cliquez là.

– Un jonc en plastique noir (la taille étant fonction de l’épaisseur de la pancarte)

– Du mastic silicone transparent

– De la peinture noire et un pinceau

– Un canif ou un cutter

– Une paire de ciseaux

– De la colle (sans ingrédient d’origine animale)

– Une règle

Organiser le contenu de votre pancarte

Une fois que vous avez réuni les photos et le texte pour votre pancarte, disposez ces éléments de manière attrayante.

Commencez par disposer dans la partie supérieure un titre en grandes lettres, par exemple « Tests sur les cosmétiques : l’envers du décor ! ».

Vous pouvez ensuite reproduire une citation forte ou mettre du texte au centre de la pancarte. Vous pouvez également disposer plusieurs textes de manière équilibrée à travers toute la pancarte. Assurez-vous que chaque texte ou paragraphe attirera l’œil depuis une distance raisonnable.

Une pancarte réussie sur l’expérimentation animale peut comprendre des photos d’expérimentation accompagnées de quelques mots ou lignes de légende sous chaque cliché. Apportez des réponses aux questions les plus couramment posées sur la vivisection, soulignez les insuffisances de la législation en matière de protection des animaux ou décrivez crûment les expériences pratiqués sur les animaux.

Indiquez systématiquement aux gens ce qu’ils peuvent faire pour aider, notamment acheter des produits de soins, de beauté et d’entretien non testés sur les animaux et privilégier les médicaments génériques dont la formulation est tombée dans le domaine public et ne nécessite pas d’expériences faites sur les animaux pour obtenir une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM).

Monter votre pancarte

Procédez comme suit :

– Peignez les bords (et l’arrière s’il est visible) du contreplaqué avec de la peinture noire. Laissez sécher.

– A l’aide des lettres adhésives, disposez le titre sur le carton.

– Avec de la colle, disposez les photos et le texte en conservant un cheminement simple et facile à suivre. Aérez le plus possible tous les éléments de la pancarte.

– Collez le carton sur le contreplaqué. N’oubliez pas de mettre l’ensemble sous pression (sous des bottins ou des gros dictionnaires) pendant une demi-journée afin qu’il ne gondole pas en séchant.

-Recouvrez la pancarte avec du film plastique ou du Plexiglas pour la protéger de toute dégradation.

– Encadrez la pancarte à l’aide du jonc en plastique noir, puis étanchéifiez le tout à l’aide du mastic silicone transparent afin d’empêcher l’humidité et la poussière d’y pénétrer. Votre pancarte doit pouvoir durer plusieurs années.

Transformer un poster en pancarte

Un poster sur les droits des animaux durera beaucoup plus longtemps si vous prenez le temps d’en faire une pancarte.

Il vous suffit de coller le poster sur un morceau de contreplaqué de 6 ou 10 mm d’épaisseur. Recouvrez la photo avec un film plastique adhésif ou du Plexiglas mat puis encadre le tout à l’aide d’un jonc en plastique (tout comme pour fabriquer une pancarte).

Affichages publics

Les lieux d’affichage publics sont un excellent moyen pour toucher ou sensibiliser les gens. De nombreux endroits, notamment les bibliothèques, les supermarchés et les commerces locaux disposent d’un espace réservé à l’affichage. Renseignez-vous auprès du responsable pour connaître les modalités d’affichage.

Vous aurez sans doute davantage de soutien si vous représentez une association plutôt qu’un seul individu. Soyez prêts à apporter quelques modifications à votre affiche, en fonction des objections que vous rencontrerez. Renseignez-vous également sur la place qui vous sera octroyée pour votre affichage.

Vous êtes certains d’attirer l’attention lors de vos stands d’information si vous utilisez une pancarte, des produits (ou des emballages ou des conditionnements et/ou des échantillons de produits non testés sur les animaux ainsi que des dépliants et autres documents d’information.

Dans tous les cas, vérifiez que le nom de votre association ou groupe ainsi que ses coordonnées sont bien visibles sur votre pancarte. N’hésitez pas à mentionner ou, mieux encore, à exposer des ouvrages traitant des droits des animaux et d’un thème spécifique comme l’expérimentation animale.

Stand d’information

Pas indispensable de créer une association ou un groupe formel pour agir. Vous pouvez déjà faire beaucoup par vous-même et avec quelques amis, notamment en tenant des stands d’information.

Afin de toucher un grand nombre de personnes, l’un des meilleurs moyens est d’installer un stand d’information dans un secteur très passant de votre ville. Choisissez un endroit où passent beaucoup de piétons et où les gens pourront vous voir. Renseignez-vous pour savoir où les associations ou groupes montent des stands et demandez une liste des festivals, foires et autres événements à votre Chambre du Commerce ou à votre Office du Tourisme.

Toujours demander l’autorisation

Après avoir choisi un bon emplacement pour votre stand, vous pouvez contacter votre mairie ou votre commissariat de police pour connaître la procédure à suivre pour tenir un stand. Ne pas demander une autorisation peut vous obliger à quitter les lieux sans délai sur demande de la police, pénaliser votre investissement et décourager les militants venus vous aider.

Voici quelques questions à poser aux autorités :

– Ai-je besoin d’une autorisation ? (Les autorisations sont en général faciles à demander, même si cela prend deux ou trois semaines.)

– Combien de fois puis-je m’installer à cet endroit ?

– Y a-t-il des restrictions concernant le matériel que l’on peut utiliser ?

– Existe-t-il une réglementation locale concernant la vente d’articles sur mon stand notamment pour y vendre des pins, des badges, des cartes postales ou des autocollants ? Si oui, sollicitez plutôt la générosité des passants plutôt que la vente d’articles et supports militants. Vous pouvez également demander une carte de colporteur à votre préfecture ou sous-préfecture. Demandez les conditions d’obtention de cette carte.

– Dans tous les cas, demandez plusieurs exemplaires du formulaire de déclaration pour l’avenir si une simple demande sur papier libre ne suffit pas. Pour obtenir un modèle de demande d’autorisation sur papier libre, cliquez ici (format Word – 25 ko).

Le nécessaire pour votre stand

Une voire deux tables pliantes du genre table à tapisser à la fois légère, spacieuse et pratique à stocker et transporter. Disponible dans les magasins de papier-peint notamment.

– Un ou plusieurs sièges pliants

– Des brochures, dépliants et autres supports militants dont ceux disponibles sous forme de fichiers PDF téléchargeables ici par exemple

– Des posters ou des affiches, certains sous la forme de pancarte montés sur du contre-plaqué puis recouverts d’un film plastique.

– Un support (type chevalet) pour faire tenir vos pancartes tel un chevalet, ou, à défaut, du scotch ou de la ficelle pour les fixer avec plus de souplesse

– Une nappe pour recouvrir le stand, assez vaste pour recouvrir votre table jusqu’au sol

– Une boîte pour les dons si vous êtes autorisés à récolter des fonds

– Des formulaires d’inscription pour collecter les coordonnées de nouveaux militants pour vos prochaines actions et pour les intégrer à votre liste de diffusion électronique ou de contacts

– Un carton ou une enseigne en bois avec le nom de votre association

– Une bâche en plastique (en cas de pluie)

– Des presse-papiers peu encombrants mais lourds pour que vos documents ne s’envolent sous l’effet du vent.

Votre stand doit être propre et attractif. Enlevez les élastiques des brochures afin que les gens puissent en prendre une facilement. Surveillez votre boîte pour les dons pour que personne ne parte avec. Mettez un billet de cinq euros et un peu de monnaie dans votre boîte afin d’encourager les gens à donner !

L’art de tenir un stand

Si les visiteurs semblent intéressés par votre stand, demandez-leur de vous communiquer leur numéro de téléphone et de s’inscrire pour figurer dans votre liste de diffusion et de contacts. Remerciez-les et expliquez-leur que vous les tiendrez au courant. Vous pouvez les encourager à vous aider en leur demandant de contacter leur député au sujet d’une proposition de loi spécifique (comme celle visant actuellement à interdire les corridas en France) ou d’une entreprise ou d’une organisation que vous ciblez plus particulièrement pour les sévices envers les animaux qu’elle cautionne ou pratique.

Ne passez pas trop de temps avec une seule personne, cela risque de vous faire passer à côté d’autres personnes qui pourraient être intéressées. Soyez particulièrement vigilant sur le fait de ne pas dépenser trop de temps ni d’attention avec quelqu’un qui n’est pas d’accord avec vous ; vous risquez de faire partir des gens qui auraient surpris votre discussion. Au lieu de passer du temps à argumenter, il est préférable de synthétiser clairement votre point de vue, d’expliquer que vous regrettez ce point de désaccord avec votre interlocuteur puis de passer à quelqu’un d’autre aussi vite que possible. Vous pouvez vous sentir coupable de ne pas avoir insisté, mais développer ce genre de discussion sur un stand est une pure perte de temps et ne peut vous conduire qu’à passer à côté d’éventuels soutiens.

Par dessus tout, n’oubliez pas de sourire, d’être courtois et d’être patient. Vous aussi, vous ignoriez auparavant les violences, sévices ou mauvais traitements infligés aux animaux. Expliquez à vos interlocuteurs que vous avez été comme eux, mais que, une fois conscient de la souffrance endurée par les animaux, vous avez décidé d’agir. Et qu’il est facile de changer de mode de vie et de comportement. D’ailleurs vous en êtes la preuve vivante !

Parler en public

L’idée de prendre la parole devant un groupe peut vous terrifier, mais un jour viendra où vous devrez prendre publiquement la parole pour aider les animaux sur invitation ou de votre propre initiative. Si vous préparez votre discours et répétez votre présentation, vous serez peut-être toujours un peu anxieux, mais au moins, les gens vous écouteront.

Préparer votre discours

La première chose à faire pour préparer un discours est d’en savoir plus sur les personnes auxquelles vous allez vous adresser. Tâchez de déterminer l’âge, le sexe, la religion, les activités et les opinions de votre auditoire. Que connaissent-ils de votre sujet ? Avez-vous des convictions ou des expériences communes ? Essayez de vous mettre à leur place.

Vous devez également décider de la manière dont vous souhaitez toucher le public. Que voulez-vous qu’il ressente, pense ou fasse après vous avoir écouté ?

Ne craignez pas d’aliéner des gens en parlant du végétarisme ou de l’abolition de la vivisection. Si vous ne les ouvrez pas à de nouvelles idées, qui le fera ? La façon dont vous parlez est aussi importante que ce que vous dites : une voix stridente ou une attitude agressive écartera des gens tandis qu’une voie calme et des manières cordiales inciteront les gens à interpeller plus facilement votre auditoire.

Rédiger votre intervention

Avant de commencer à écrire, faites une liste des 2 à 5 points essentiels que vous souhaitez véhiculer. Vous aurez davantage de chances de convaincre votre auditoire si vous ne vous en tenez pas à des généralités. Recherchez, si nécessaire, quelques exemples précis pour illustrer vos propos de façon concrète.

Les statistiques sont ennuyeuses si vous en abusez mais elles sont utiles pour faire des comparaisons. Les gens se souviendront plus facilement d’une information si elle est récente, pertinente et mise en relief à l’aide de comparaisons frappantes.

N’essayez pas d’écrire et de corriger en même temps. Couchez les idées qui vous viennent sans vous préoccuper de l’orthographe, de la ponctuation, de la grammaire ni de quoi l’ensemble aura l’air. Vous corrigerez plus tard. Utilisez de préférence un logiciel de traitement de texte pour remanier ensuite à volonté votre contenu.

Votre discours sera plus percutant si vous préparez vos introductions, vos conclusions et vos principales transitions jusqu’au dernier mot.  Organisez votre exposé de façon logique avec un début, un milieu et une fin.

– Asseyez votre crédibilité en présentant brièvement vos compétences et votre expérience, ou trouvez quelqu’un qui vous présentera.

– Commencez par un fait propre à attirer l’attention, une question rhétorique (soyez sûr de connaître la réponse), une citation (pour appuyer votre message) ou encore une anecdote pertinente.

– Exposez au public le problème, la solution que vous préconisez et les actions qu’il peut entreprendre pour contribuer à le résoudre.

– Exprimez-vous de manière directe et explicite.

– Limitez votre discours à une vingtaine de minutes

– Essayez de vous attirer la sympathie de votre public et de l’impliquer, notamment en utilisant du “nous” plutôt que du “vous”.

– Prévoyez une conclusion frappante qui résumera les principaux points que vous avez développés. Ne dites pas « En conclusion… »,  mais concluez en appelant à l’action puis quittez votre auditoire sans oublier de le remercier et de le saluer auparavant.

Répéter votre discours

Vous devriez connaître votre discours suffisamment pour pouvoir parler avec naturel et ne consulter vos notes qu’occasionnellement.

Répétez votre discours au moins trois fois. Ne vous exercez pas assis. Soyez debout. Travaillez une chose à la fois : les gestes, la voix, le contenu, les supports visuels. Soignez particulièrement le début et à la fin de votre intervention car c’est ce dont votre auditoire se souviendra le mieux. Changez la formulation si vous trouvez qu’elle n’est pas bonne. Supprimez ce qui ne vous plaît pas.

Prononcez votre discours devant une personne et demandez-lui de vous critiquer de manière constructive.

Quelques conseils sur votre prestation

Contrôlez votre intervention. Marquez des pauses et variez le volume de votre voix pour mettre l‘accent sur un point précis. Parlez distinctement, sans avaler les mots. Si vous n’êtes pas sûr de votre ton ou de votre rythme, enregistrez-vous afin de pouvoir juger de l’effet.

Soyez vous-même. Parlez avec les mots et le style qui vous sont habituels. Rappelez-vous que vos gestes, votre posture et vos regards peuvent ajouter à votre impact, mais assurez-vous qu’ils sont naturels et appropriés. Prononcez votre discours en face d’un miroir pour travailler votre gestuelle et le ton de votre voix. Assurez-vous que les expressions de votre visage s’accordent avec ce que vous dites. Utilisez vos gestes habituels mais rendez-les plus amples, pour les gens qui sont au dernier rang.

Avant de commencer, respirez profondément puis décontractez-vous en relâchant doucement votre souffle. Fixez votre regard sur un visage amical le temps d’une phrase entière puis regardez quelqu’un d’autre. Ne fixez ni le sol, ni le plafond et ne regardez pas qu’une seule personne. Ne regardez pas non plus votre montre. Retirez-la et posez-la sur le pupitre si besoin est.

Le pupitre est une barrière entre vous et votre auditoire. Servez-vous en pour y poser vos notes et déplacez-vous autour. Vous pouvez toujours y revenir pour vérifier vos notes si vous en avez besoin. N’oubliez pas d’avoir une petite bouteille d’eau à portée de main au cas où votre bouche deviendrait sèche.

Ne partez pas alors que la plupart des gens sont encore en train de vous applaudir.

Utilisation de supports visuels

Si votre sujet est complexe, aride ou mal connu, les supports visuels, à condition qu’ils renforcent votre point de vue, pourront contribuer à illustrer votre propos. Les projections et les tableaux de conférence ont chacun leur utilité selon les situations. Toutefois, n’en abusez pas au risque de détourner l’attention du public.

Lorsque vous utilisez un support visuel, expliquez aux gens ce que vous leur montrez. Résumez l’information, sans lire mot-à-mot. Si vous projetez des diapositives, tenez-vous face à la salle et trouvez quelqu’un pour manipuler le projecteur ou utilisez une télécommande.

Adressez-vous au public, non pas au support visuel.

Séance de questions-réponses

Une séance de questions-réponses rondement menée peut renforcer votre crédibilité, faire la démonstration de vos connaissances et vous donner la chance de préciser et de développer vos idées. Une séance mal conduite peut vous décrédibiliser, vous faire perdre le contrôle de la situation et donner à vos adversaires l’occasion de défendre leur point de vue.

Essayez d’anticiper les questions difficiles. Faites-vous l’avocat du diable et prévoyez les questions de vos opposants. Ecrivez les questions les plus redoutables auxquelles vous pouvez penser et les arguments les plus solides pour y répondre. Répétez vos réponses à haute voix. Demandez à vos amis de vous poser des questions hostiles et agressives afin d’éviter de vous énerver lorsque vous vous retrouverez dans cette situation.

Souvenez-vous que les questions difficiles ne sont pas nécessairement hostiles. Si vous pouvez vous en souvenir, vous ne serez ni sur la défensive, ni nerveux. Vous pouvez aussi gagner du temps pour réfléchir en répétant ou reformulant la question. Ensuite, répondez à la question.

Si une personne se montre hostile, restez calme. Vous devez rester serein, même si vous ne ressentez pas cet état. Ecoutez chaque question attentivement, soyez plein de tact et évitez d’employer des termes chargés d’émotion lorsque vous répondez. Tenez-vous en aux faits et à ce que vous pouvez prouver.

Répondez en vous adressant à tout le public et non pas simplement à votre interlocuteur du moment (en particulier si la question est hostile). Si quelqu’un essaie de prendre le contrôle de votre intervention, demandez-lui « Quelle est votre question ? » ou dites « Je serais ravi d’écouter vos commentaires plus tard, mais nous devons bientôt terminer maintenant ; passons à une autre question ». Dans tous les cas, évitez de faire monter la pression et dépassionnez le débat. C’est vous qui devez garder le contrôle et qui êtes là pour enseigner ou communiquer quelque chose au public.

En conclusion

N’oubliez jamais que lorsque vous prenez la parole pour défendre la cause animale, vous faites ce qui est juste. Si vous parlez sincèrement et avec conviction, vous avez déjà gagné la moitié de la partie et vous toucherez votre auditoire. Il pourra repartir sans être d’accord avec vous, mais vous aurez semé dans son esprit une idée qui pourra faire son chemin.

Contenu traduit, adapté et enrichi par International Campaigns à partir du Guide du militant de PETA