Suisse : dissection à l’école, lois et pratiques

dissectionSi, en France, on continue de disséquer des animaux dans les collèges et lycées – et même parfois à l’école primaire  – nos voisins suisses ont évolué dans leurs pratiques.

Certes, tout n’est pas blanc en terre helvète et cela dépend des cantons (1).

La Ligue Suisse Contre la Vivisection (LSCV) nous a aimablement fourni les informations qui vont suivre.

Nous la remercions pour sa grande vigilance et sa présence efficace dans les diverses commissions, ainsi que pour les références communiquées sur son site Internet.

Les pratiques et les lois

« Toute utilisation d’animaux pour l’enseignement doit faire l’objet d’une autorisation auprès de l’autorité cantonale (1), laquelle statue selon la loi fédérale pour la protection des animaux (LPA) et son ordonnance (OPAn). Ces textes (2) indiquent clairement que l’utilisation d’animaux est illicite si une méthode substitutive équivalente est disponible.

Mais la délivrance d’une autorisation (3) étant l’affaire des cantons (1), chaque autorité peut interpréter à sa façon si une méthode d’enseignement substitutive est « équivalente » ou non à l’utilisation d’un animal. Ce qui explique que par exemple dans le canton de Vaud (Lausanne), ce type de TP soit encore réalisé.»

Grâce à l’action de la Ligue Suisse Contre la Vivisection, il ne se pratique quasiment plus de dissection avec des animaux dans le canton de Genève.

(1) La Suisse est un Etat fédéral constitué de cantons. Historique ici.

Les citoyens y disposent du droit d’initiative populaire : une pétition peut, dans certaines conditions, faire force de loi. Pour exemple, grâce aux 125 000 signatures de la pétition contre la fourrure de chat et à la motion de Monsieur Luc BARTHASSAT, la loi qui permettait de fabriquer et commercialiser la fourrure de chat a été modifiée.

(2) Textes disponibles à cette adresse, PDF en bas de page.

(3) Présence de la LSCV dans les commissions

Oïkos Kaï Bios  pour International Campaigns