Stand SALE IC Orléans – 03 mars 2012

[tylr-slidr userID= »68951274@N06″ groupID= » »]http://www.flickr.com//photos/internationalcampaigns/sets/72157629147391798/show/[/tylr-slidr]C’est à Orléans, de 14 H à 19 H sur la Place du Martroi le samedi 03 mars 2012 que s’est tenu le second stand mensuel International Campaigns Orléans Stop aux Animaux dans les Laboratoires d’Expérimentation !

Dans une ville où l’Entité médicale et scientifique est omniprésente, la tentative d’amorcer une discussion résolument tournée en faveur de l’Ethique Animale se révèle être particulièrement difficile, et faire valoir les droits fondamentaux des animaux constitue un défi permanent à relever. Pour la majorité des gens, la vivisection est soit un sujet qui fâche, soit un sujet qui se cache. Les premiers en faisant son apologie, les seconds préférant la laisser dans le déni.

Il est utile de souligner qu’en plus des deux grands hôpitaux établis aux deux extrémités de la ville, les laboratoires Servier et le CNRS sont également à proximité et que l’université d’Orléans abrite une gigantesque animalerie qui compte des milliers de souris transgéniques… La ville d’Orléans est également un acteur majeur de l’industrie pharmaceutique en France, avec 70 % de la production nationale, un  médicament sur deux étant produit en région Centre. Elle accueille notamment les entreprises Servier, Sanofi, Famar France, Pfizer. La région Centre est également la deuxième région pour la cosmétique et les parfums. L’agglomération compte notamment les entreprises Christian Dior, Gemey, Shiseido et Sephora.

Remettre en cause de manière frontale la légitimité de l’expérimentation animale est de ce fait plutôt ardu…

Forts de ce constat, nous étions donc équipés de lots de tracts préalablement préparés comme suit :

  • Liste des cosmétiques et produits ménagers non testés sur les animaux
  • Tract S.A.L.E
  • Dépliant Antidote Europe

La majorité des militants présents étaient donc mobilisés à la distribution des tracts, allant à la recherche du dialogue. Il est certain que nous avons croisé bon nombre d’employés ou étudiants travaillant sur les animaux dans le domaine de la recherche expérimentale, sans compter un nombre incalculable d’agents hospitaliers en tout genre…

Toutefois, quelques infirmières et militaires se sont révélés être forts réceptifs à nos argumentations, appuyées par les alternatives évoquées par le comité scientifique Antidote Europe, et sont repartis avec les supports que nous leur avions donnés, promettant de se pencher sur les méthodes substitutives proposées.

Plusieurs personnes se sont spontanément approchées du stand chargé de supports divers et variés (tracts, brochures, pétitions, échantillons de cosmétiques éthiques, autocollants, badges, etc…) , initialement interpellées par le chevalet et les nombreuses photos et panneaux affichés, ainsi que par l’écran géant sur lequel étaient diffusées des films en caméra cachée dans les laboratoires de vivisection et la vidéo Earthlings sur l’exploitation des animaux en général.

Plusieurs centaines de tracts ont ainsi été distribués dans la rue (environ 700), et pris sur le stand par les passants.

Comme toujours, les réactions épidermiques ne se font guère attendre lorsque les gens apprennent que tout est testé sur les animaux : de la lessive au liquide vaisselle, du shampoing au gel douche, du dentifrice au détergent pour les sols, en passant par le maquillage entre autres. Tous ces produits d’apparence tellement anodine dont ils font innocemment l’usage…

Au chapitre des anecdotes :

  • Un jeune homme, stupéfait d’apprendre que son tabac était testé sur les animaux, nous a promis qu’il en changerait au bénéfice de marques ne pratiquant pas ces tests odieux.
  • Une jeune femme, trop heureuse de constater qu’une équipe militante se manifestait régulièrement en faveur des droits des animaux, a pris nos adresses email et nous a donné rendez-vous lors de la Journée Sans Viande du 17 mars prochain.
  • Deux jeunes hommes en master de biologie auprès desquels il a fallu férocement argumenter pour leur faire entendre raison et leur expliquer que nous portions le débat de la vivisection dans la rue.

Comme chaque action concrète pour les droits fondamentaux des animaux, le bilan reste globalement positif car plusieurs dizaines de personnes ont ainsi été interpellées, sensibilisées, et certaines se sont montrées déterminées à se tourner vers des achats éclairés.

D’où l’importance capitale de s’inscrire dans la régularité d’actions ciblées car des millions de vies animales se trouvent sur le bord tranchant des scalpels et sont indéniablement en jeu. Jeu dont personne ne devrait en accepter les règles, celles-ci étant tronquées d’avance, au nom d’une science poussiéreuse et irrespectueuse du vivant.

Contact : ic.orleans@international-campaigns.org