
VIVISECTION
ET EXPERIMENTATION SUR LES ANIMAUX - DEFINITIONS
Ces pratiques consistent à se servir de toutes les espèces
d'animaux imaginables (dont la liste non exhaustive remplirait
inutilement plusieurs pages de ce manifeste) en les soumettant
aux pires tortures expérimentales pour des travaux de recherche
dans les domaines les plus variés:
chimie (tests de produits cosmétiques et d’entretien,
de substances aussi diverses que nocives,…),
pharmacie (médicaments,…), médecine
(physiologie, pathologie, parasitologie, chirurgie,
traumatologie, maladies transmissibles à l’homme,…),
génétique, défense [tests d’armes
classiques et N.B.C. (Nucléaires, Biologiques et Chimiques)] et
également pour l’enseignement des «sciences de la vie»…
Rappelons en outre que le terme «vivisection»
(«découper le vivant») ne concerne qu’une petite partie de
l’expérimentation sur les animaux, les tests en tout
genre et répétitifs à l’infini étant les plus gros
consommateurs d’animaux réduits à l’état de «matériel
biologique», et ce malgré la politique des
3R (Réduire le nombre d’animaux
utilisés,
Remplacer l’expérimentation sur les animaux par
des méthodes substitutives et
Raffiner l’expérimentation en réduisant au
minimum les traumatismes et la douleur).
Quant à la directive européenne 86/609 de 1986, elle a sa
propre définition de l'expérimentation sur les animaux, à
savoir: «toute utilisation d’un animal à des fins
expérimentales ou à d’autres fins scientifiques susceptible
de causer à cet animal des douleurs, des souffrances, de l’angoisse…».
Ne sont donc pas prises en compte les «méthodes les moins
douloureuses acceptées par la pratique moderne (méthodes dites
humaines) pour le sacrifice et le marquage des animaux». Sic!

«ANIMAUX DE
LABORATOIRE» - L'HECATOMBE - OFFICIELLE - EN EUROPE
A PROPOS DE CES
CHIFFRES...
La plupart de ces chiffres proviennent des
dernières statistiques officielles de
l'Union Européenne sur l'expérimentation animale.
Rien qu'au Royaume-Uni, 3 000 000 de
procédures avec animaux (mise à jour 2006),
soit officiellement devant la France et ses 2,3 millions et
quelques officiels.
Mais, dans les faits, le Royaume-Uni est ex-aequo
voire derrière la France car, ici, des
procédures avec animaux ne sont pas prises en compte et tous les
labos ne se soumettent pas à l'obligation de déclaration et, de
plus, de très nombreux animaux sont reproduits, élevés
puis euthanasiés plus ou moins sauvagement sans finir ("tant
mieux" pour eux...) dans les mains des blouses banches.
Toutes
ces statistiques ne constituent donc qu’une approximation sous-évaluée
du nombre réel d’animaux massacrés dans les laboratoires.
Par exemple, l’Administration américaine, à la demande de l’industrie
de la recherche biomédicale, n’accorde pas le statut d’«animal»
aux rats, souris et oiseaux qui représentent pourtant 95% des
animaux utilisés dans les laboratoires américains! C’est la
raison pour laquelle il n’est pas erroné d’estimer à
plusieurs
centaines de millions le nombre d’animaux martyrisés
chaque année aux États-Unis au nom de la «science», malgré
l’impossibilité de connaître le nombre exact de victimes.
Pour en savoir plus à ce sujet, rendez-vous sur le site de
PETA
dans le cadre de sa campagne «The necessity of equality».
En outre, le plus grand flou artistique est
entretenu en matière de chiffres officiels dans la mesure où ces
derniers ne tiennent pas compte des animaux qui ne «souffrent
pas» ou que de «manière minime» (notamment dans le cadre de
travaux in vitro sur des organes isolés ou des cellules d’animaux).
Au niveau mondial, le
massacre est donc estimé à, au minimum, près d'un milliard d'animaux sacrifiés par an.
En France, toujours d’après les derniers chiffres
officiels disponibles, quelque 90% des «animaux de laboratoire» (soit
plus de 2 millions d’individus) sont des rongeurs (souris,
rats, cochons d’Inde,…). Les lapins, poissons, cochons et
ovins (plusieurs dizaines de milliers) ainsi que les primates
(quelques milliers) et autres espèces arrivent
officiellement loin derrière tandis que les chats, chiens
et chevaux ne représenteraient plus qu'une infime partie des
animaux expérimentés.
D’autre part, si
certaines expériences parviennent à être
"abandonnées", d’autres, plus modernes,
"prennent la relève", notamment pour sacrifier des
rongeurs (de plus en plus transgéniques) toujours plus nombreux
dans le cadre de la recherche fondamentale et de (re)tests en
tout genre de molécules et substances chimiques.
QUI TERRORISE ET
MARTYRISE LES ANIMAUX ?
En France, plus de 1000 laboratoires (publics et
privés) expérimentent sur les animaux. Un record en Europe.
Les laboratoires publics restent les plus gros
consommateurs d’«animaux de laboratoire».
Quant aux laboratoires privés
(pharmaceutiques notamment), certains se vantent de contribuer à
la «diminution» du nombre d’animaux utilisés… La réalité
est cependant bien plus cynique puisqu’en fait ils délocalisent
tout simplement leur recherche à l’étranger ou la soustraitent
à des sociétés spécialisées dans l’expérimentation sur les
animaux (CRO) implantées à travers toute l'Europe - et la France.
Tout ce petit monde fait travailler toute une
chaîne de professionnels et de collaborateurs de la torture
animale: les élevages spécialisés dans la fourniture d’animaux
sélectionnés et «prêts à l’emploi», les pourvoyeurs au cœur
de tous les trafics qui s’enrichissent sur la misère animale
ainsi que les fournisseurs d’équipements, de matériel et d’installations
en tout genre pour les laboratoires. Sans oublier les techniciens
de laboratoire chargés de veiller à leur manière sur les
animaux emprisonnés dans les animaleries et qui finiront entre
les mains d’expérimentateurs-chercheurs qui exercent sous
couvert d’une licence…