![]() |
||||||||||||
|
Allocution de Christiane Laupie,
«Pro Anima dont la signification latine est la vie, le souffle, la chose animée est un comité scientifique crée voici une dizaine d’années avec des scientifiques et le soutien du professeur Théodore Monod dans le but de proposer des tests modernes et plus fiables que les empiriques et obsolètes tests sur les animaux pour tester les risques toxiques des produits chimiques qui nous environnent que nous avalons respirons avec lesquels nous sommes en contact. En effet, les produits chimiques contenus dans des produits comme les solvants, les détergents, les colorants, les peintures, les pesticides, les engrais, les cosmétiques, les additifs alimentaires, les conservateurs sont souvent très toxiques pour nous. Certains comme les pesticides sont cancérigènes et neurotoxiques. Ils ont tous été auparavant testés sur les animaux à l’aide de tests datant de plus de 60 ans. Ces tests cruels et empiriques n’ont pas évolués avec les progrès de la science. Bien au contraire on continue à tester sur les animaux d’abord et sur les humains ensuite toutes ces substances chimiques dangereuses souvent dont nous subissons in fine les effets à long terme . Nous sommes donc en fin de compte aussi les cobayes après les animaux. Son positionnement et ses buts Pro Anima a un positionnement scientifique et éthique, son action est complémentaire des associations de protection de la nature et des animaux. Le comité agit comme consultant auprès de certaines associations qui le souhaitent comme la LFCV par exemple. Nous fournissons à tous ceux qui le souhaitent les arguments scientifiques réfutant le modèle animal comme modèle biologique de l’homme et proposant une autre approche scientifique. Pour cela nous avons rassemblé des méthodes de tests scientifiques modernes issues des plus récents progrès de la recherche car nous estimons qu’il est urgent de les employer à la place des tests actuels si nous voulons un environnement plus sain et une vraie prévention contre le Cancer et nous allons vous expliquer brièvement tous les avantages à la fois pour notre santé et pour une science plus éthique. La raison particulière de notre présence ici à Jussieu Nous nous trouvons aujourd’hui devant la faculté de Jussieu, un endroit qui hélas pratique encore l’expérimentation animale comme tant d’autres établissements en France. Notre actuel Président Claude Reiss y a travaillé pendant plus de 20 ans comme directeur de recherche à l’Institut Jacques Monod jusqu’au jour où ayant rejoint Pro Anima il a accepté de débattre contre l’expérimentation animale avec le prof Tambourin alors son collège dans une émission de radio. À la sortie de l’émission, celui-ci lui a fait des menaces si Claude Reiss persistait à argumenter contre l’expérimentation animale. Un an plus tard, devenu son supérieur hiérarchique, le prof Tambourin a fait fermer le labo de Claude Reiss pourtant médaille d’or du CNRS. Claude Reiss a pu néanmoins continuer ses recherches sur le cancer et le sida grâce aux soutiens de Pro Anima, de ses sponsors et des adhérents ; Le CNRS a d’ailleurs fini par prendre un brevet l’an dernier sur ses recherches sur le sida… Les conséquences sanitaires désastreuses du recours au prétendu modèle animal Depuis ces 20 dernières années les cancers liés à l’environnement sont en constante augmentation. Malgré les moyens considérables alloués à la recherche, les traitements stagnent ; malgré un meilleur dépistage, les décès par cancer sont en augmentation. On traite certes les effets mais pas les causes réelles du cancer. Les causes sont d’une part héréditaires mais pas seulement ; elles sont aussi à chercher dans tous les produits chimiques qui nous environnent. Or pour tester les substances chimiques comme pour tester les médicaments, on utilise les modèles animaux. L’aberration est de prétendre que les résultats obtenus chez les animaux sont applicables à l’homme. L’ineptie du recours au modèle animal envoie au pavillon des cancéreux plus de 100 000 français tous les ans. Dans l’Union Européenne, tous les ans, 7 millions de personnes sont hospitalisées, plus de 120 000 meurent d’effets secondaires de médicaments pourtant longuement testés sur les animaux. Faire confiance aux tests sur le modèle animal comme modèle biologique de l’homme revient à jouer à la roulette russe notre santé! La raison scientifique en est simple : aucune espèce n’est le modèle biologique d’une autre : chaque espèce a des réactions biologiques qui lui sont propres, déterminées par son patrimoine génétique qui est unique ; elle a sa propre façon de réagir face à une substance donnée. Il est donc impossible à partir d’étude sur les animaux de prédire la réaction humaine à cette même substance et ceci quelque soit le nombre d’individus sacrifiés, quels que soient le nombre et la variété des espèces. Des résultats fiables ne peuvent être obtenus que sur des molécules, cellules tissus humains avant les études systémiques ( sur l’organisme entier). Il faudrait donc cesser d’utiliser les animaux à des fins de recherche pour l’homme car c’est non seulement inutile mais dangereux car source d’erreur. Les conséquences sanitaires du recours au modèle animal pour évaluer les risques toxiques chez l’homme sont en effet catastrophiques. Ainsi, les effets secondaires de médicaments, les produits les plus largement et longuement testés sur de prétendus modèles envoient chaque année 1,3 million de patients à l’hôpital et 20 000 au cimetière, c’est la quatrième cause de mortalité en France! Quand une pratique est mauvaise, il faut la supprimer ; il ne servirait à rien de vouloir réduire le nombre d’animaux sacrifiés, de vouloir aménager ou stimuler ces vieilles méthodes car elles ont amplement montré leur limites. Il faut un changement radical. Faire table rase de ces pratiques qui relèvent des arts divinatoires et de la coutume plus que de la science et les remplacer par des méthodes scientifiques comme la toxicologie moléculaire par exemple, une discipline qui a fait des progrès fulgurants. Ne plus utiliser les animaux ne relève pas de l’utopie, au contraire. Depuis plus de 20 ans, des scientifiques sérieux ont mis au point de nombreuses techniques véritablement scientifiques, rapides souvent moins coûteuses que celles utilisant les animaux pour entre autres, évaluer la toxicité des produits chimiques. Cette science moderne et efficace s’appelle la toxicologie moléculaire. Les actions de Pro Anima Nous tenons tracts et cassettes sur ce sujet à votre disposition. Il faut inviter les nombreux chercheurs qui s’accrochent encore au modèle animal par routine ou pour ne pas devoir admettre s’être trompés à se remettre en question. Les Établissements Publics de recherche Scientifiques et Techniques (EPST) qui non seulement les emploient mais leur donnent les moyens de leur recherches sur les animaux et même les y encouragent portent une large part de responsabilité. Leur image pourrait en être durablement ternie s’ils n’y mettaient rapidement bon ordre car l’on ne peut s’opposer au progrès et l’ex sur le modèle animal s’y oppose, nous venons d’en voir brièvement les raisons principales. Le contribuable serait aussi en droit de demander des comptes pour les sommes astronomiques dépensées annuellement dans l’expérimentation sur le modèle animal dans les EPST. Pour toutes ces raisons brièvement exposées ici ,Pro Anima a réalisé un protocole de test issus en particulier de la toxicologie moléculaire après avoir organisé les 2 premiers colloques européens sur la toxicologie moléculaire et publié les actes de ces colloques dans deux gros volumes publiés chez les éditeurs VSP et ELSEVIER, notre Président et deux de ces collègues ont d’ailleurs eu à la suite de cela les honneurs de la presse spécialisée … à l’étranger …Pro Anima a également édité des cassettes vidéo et des tracts destinés aux étudiants, donne des conférences dans le France entière et vient de former une alliance européenne intitulée alliance pour une science responsable. En conclusion Nous souhaitons alerter également les pouvoirs publics et l’opinion publique qui a le droit de savoir et le devoir de réagir. Nous avons écrit au Ministre de la santé J-F. Mattei pour lui proposer une stratégie concernant la prévention du Cancer afin de traiter les véritable causes. Celui-ci vient de nous répondre en nous disant qu’il était d’accord avec notre analyse et qu’il souhaitait une concertation avec des associations comme la nôtre. C’est un grand espoir d’être enfin entendu . Aussi ne baissons pas les bras! Ensemble réclamons des tests fiables et modernes. Ensemble disons non à l’expérimentation animale, oui aux méthodes modernes et fiables pour tester les risques sanitaires et déclarons que nous aimons la vie, nous aimons la nature, nous voulons des produits fiables et sains non testés sur les animaux. C’est le thème de notre prochaine campagne. Merci de votre attention.» Christiane Laupie, fondatrice de Pro Anima |
||||||||||||
|
Haut de la page Webmaster: International
Campaigns
|