ARGUMENTAIRE
contre
l'expérimentation
sur les animaux
Ne pas
craindre d’utiliser l’argument scientifique, même si nos
motivations sont d'ordre éthique.
Ou
pourquoi il ne faut pas se laisser impressionner par la science.
Traduction du début
d’un texte paru dans le numéro 137 du magazine Outrage de
l’association britannique Animal
Aid.
Guère étonnant que
des sujets tels que l’expérimentation animale fassent l’objet
de débats aussi âpres. En effet, n’importe quelle pratique
justifiant que l’on aveugle, empoisonne ou ébouillante de manière
délibérée des créatures vivantes ou qu’on leur provoque
sciemment des maladies douloureuses déclenchera inévitablement
une vive répulsion chez les personnes faisant preuve de
compassion et d’attention envers le monde du vivant. Mais les
arguments contre l’expérimentation sur les animaux ne
concernent pas que la cruauté. De solides objections
scientifiques doivent aussi être formulées à son encontre. Cet
aspect est particulièrement important car ceux qui défendent ces
pratiques tentent toujours de justifier ce qu’ils font en prétextant
qu’il s’agit d’un choix entre épargner des animaux dans les
laboratoires ou sauver des enfants de maladies et de la mort.
Le problème est que,
pour les personnes éventuellement amenées à prendre la parole
en public, l’argumentaire scientifique peut paraître intimidant
et complexe, nécessitant des connaissances spécifiques et une
formation scientifique. En fait, il n’y a réellement rien à
craindre. C’est une simple question de bon sens. Il y a deux
principes fondamentaux que tout le monde peut utiliser lors d’un
débat ou d’un discours en public.
Le
premier principe est que les animaux sont biologiquement très
différents des humains.
Le
second principe est que les animaux de laboratoire sont en bonne santé
au début des expériences et qu’ils doivent être rendus
malades de façon artificielle. Ce
qui n’est pas le cas pour les humains, dont l’état de santé
est généralement lié à de nombreuses années d’une mauvaise
hygiène de vie et à une dégénérescence.

Liste
non exhaustive de références :