La nouvelle réglementation de l'Union européenne entrée en vigueur le 1er juin 2007 va augmenter le nombre d'animaux utilisés dans les laboratoires de tests.
La nouvelle réglementation européenne REACH (enRegistrement, Evaluation et Autorisation des produits CHimiques) entrée en vigueur en juin 2007 impose d'enregistrer et de tester au cours des 11 années à venir environ 30 000
substances chimiques actuellement utilisées à travers l'Union européenne pour évaluer leur toxicité envers les humains, les animaux et l'environnement. Elle déclenche ainsi le plus important programme de tests sur les animaux jamais entrepris en Europe.
Avant 1981, des milliers de substances chimiques ont été utilisées sans que l'on dispose réellement d'informations à leur sujet. À partir de 1981, il est devenu obligatoire de communiquer certains types d'informations pour les "nouvelles" substances chimiques.
La pression exercée par des groupes pour les droits des animaux et de protection animale a permis de ramener le nombre des futures victimes animales de 38 millions à 8-9 millions dans le cadre de REACH. Mais les militants déplorent que l'on ait raté une occasion aussi importante de moderniser les procédures de test en Europe et de positionner l'Union européenne à l'avant-garde d'une science et d'une technologie de pointe.
On estime que 8 à 9 millions d'animaux seront sacrifiés dans le cadre des nouveaux tests et que REACH représentera le programme de tests sur animaux le plus massif que l'Europe ait jamais connu.
Jan Creamer, responsable de l'association antivivisectionniste britannique NAVS (National Anti Vivisection Society) déclare : “L'Europe n'a pas su saisir l'occasion qui lui a été donnée de réviser ses procédures de tests de sécurité en remplaçant des tests sur les animaux archaïques, cruels et non fiables par des techniques de recherche modernes, éthiques et de pointe. 8 millions d'animaux, voire davantage, vont terriblement souffrir et périr lors de ces tests. C'est une triste nouvelle pour les animaux et la science. Il est notoire que les tests sur les animaux sont faussés par les différences qui existent entre les espèces. Et pourtant, une fois de plus, nous restons prisonniers de ces méthodes de tests motivées par une réglementation plutôt que par les progrès de la science”.
Selon un article paru dans The Independent on Sunday, des dirigeants des plus grandes sociétés pharmaceutiques ont donné des milliers de dollars de leur poche pour participer à la campagne de réélection de politiciens américains qu’ils considèrent comme
sympathisants de leur industrie.
Pendant longtemps, on a soupçonné les dons directs de jouer un rôle dans le processus de prise de décisions gouvernementales tant au Royaume-Uni qu’aux États-Unis. Arkangel
vient de rapporter que le Sénat américain avait approuvé la Section 3380 du projet de loi « Animal Enterprise Terrorism Act » (AETA).
La version de ce projet de loi telle que définie par le
Sénat pourrait, si elle est promulguée, qualifier d’acte terroriste toute activité entraînant une baisse de profits pour une entreprise ou activité exploitant les animaux. Que cette perte de profit soit due à des protestations pacifiques, des boycotts, des campagnes médiatiques ou des distributions de tracts.
Il est notoire que ce projet de loi a été approuvé par 300 grandes entreprises et qu’il y a eu une puissante pression de la part de nombreuses sociétés pharmaceutiques.
The Independent on Sunday rapporte que David Brennan, l’un des principaux bienfaiteurs des Républicains et également directeur d’AstraZeneca, s’est révélé l’un des donateurs les plus généreux pour les candidats du parti républicain. En effet, son épouse et lui-même ont versé 16 000 dollars à ces hommes politiques. « Je soutiens les candidats qui reconnaissent l’importance de mettre sur le marché des médicaments novateurs et la valeur des entreprises qui innovent et améliorent la santé publique » a déclaré M. Brennan.
Il a également été rapporté que tous les cadres supérieurs de GlaxoSmithKline (GSK) aux États-Unis, dont Jean-Pierre Garnier, directeur du groupe, ont alloué aux campagnes politiques des sommes à quatre chiffres. Les dons de M. Garnier pour les campagnes de trois sénateurs en poste s’élèvent à un total de 5000 dollars.
On sait par ailleurs que Jean-Pierre Garnier fréquente régulièrement le 10 Downing Street, la résidence du Premier ministre britannique.
Il a encore rencontré pas plus tard que le mois dernier Tony Blair et Gordon Brown, Ministre de l’Économie britannique.
GSK a déclaré en octobre que, sur les trois premiers trimestres de son exercice, ses bénéfices ont atteint la somme colossale de 1,4 milliard de livres sterling (2,6 milliards de dollars). Soit une hausse de 15% par rapport à 2005, avec une augmentation de revenus de 7% sur l’année à 5,64 milliards de livres sterling.
M. Garnier a alloué un total de 5000 dollars aux campagnes de trois sénateurs en poste, dont un Démocrate, depuis le début du cycle électoral en cours, il y a deux ans. Ce dirigeant est une figure importante de l’opposition au mouvement anti-vivisection. Il n’a de cesse d’user de son influence pour encourager le Gouvernement britannique à faire passer des lois encore plus draconiennes pour combattre ce que M. Garnier considère comme un comportement extrémiste.
M. Garnier déclarait au début de l'année 2006 : « Le problème de l’extrémisme dans la cause animale doit être réglé.
Au Royaume-Uni, il s’agit d’un problème important qui, s'il n’est pas résolu, aura des retombées sur la communauté scientifique et sur la santé économique du pays.
»
Selon différentes sources, M. Garnier a également essayé de faire chanter le Gouvernement britannique en suggérant, lors de sa surenchère, que GSK pourrait être dans l’obligation de se délocaliser si le problème de l’extrémisme au sein de la cause animale n’était pas traité au Royaume-Uni.
Un porte-parole de l’association SPEAK pour les droits des animaux a expliqué que « ce n’est pas la première fois, et certainement pas la dernière, que des dirigeants des plus grandes sociétés pharmaceutiques essaient d’influencer des gouvernements élus démocratiquement.
Malheureusement, l’industrie pharmaceutique jouit, à tort, d’une image positive dans la société. Cette croyance est cependant ridicule et il suffit de constater les profits réalisés pour se rendre compte que la maladie
est un marché très juteux et que beaucoup de gens se font de l’argent sur le malheur des autres.
La vocation des entreprises pharmaceutiques est de distribuer des dividendes toujours plus importants à leurs actionnaires. Voir les choses autrement est tout bonnement ridicule. »
Au Royaume-Uni, la personne ayant fait les plus gros dons financiers à un parti politique est probablement Lord Sainsbury. Milliardaire ayant de nombreux investissements dans l’industrie des biotechnologies, Lord Sainsbury a fait don de plus de 11,5 millions de livres sterling au
Parti Travailliste. Le récent scandale financier impliquant des Pairs (Chambre des Lords) a conduit de nombreux observateurs à penser que Lord Sainsbury pourrait bien être le prochain donateur important du
Parti Travailliste à faire l’objet d’enquêtes policières.
Lord Sainsbury, qui a joué un rôle majeur dans le développement des biotechnologies au Royaume-Uni, a été l'un des grands soutiens du projet de construction du plus grand centre européen de recherche sur les primates à l’université de Cambridge, avant que l’université ne jette l’éponge face à la pression de plusieurs groupes pour les droits des animaux. Il est également connu comme un ardent défenseur du projet de construction d'un nouveau laboratoire de vivisection à l’université d’Oxford.
Il apparaît que les arguments financiers qu'avancent les grands groupes pharmaceutiques et leurs principaux dirigeants sont destinés à rassurer les actionnaires.
Aux États-Unis, nous avons vu qu’il serait possible de bafouer les droits individuels à protester de manière pacifique si l’ « Animal Enterprise Terrorism Act » devient une loi.
Au Royaume-Uni, des mesures aussi draconiennes sont prévues par le « Serious Organised Crime and Police Act » (SOCPA) de 2005. Cette loi autorise la police à rendre illégal un mouvement de protestation même pacifique. Parallèlement à ces nouvelles lois dont l’objectif est d’empêcher ces mouvements pacifiques, il y a eu une augmentation du nombre d’animaux utilisés pour la vivisection ;
et ce malgré la promesse faite par le Parti Travailliste avant son accession au pouvoir en 1997 de réduire le nombre d’animaux utilisés pour la recherche.
Le Ministère de l’Intérieur britannique a récemment rapporté que le nombre d’expériences scientifiques sur les animaux au Royaume-Uni avait atteint son niveau le plus haut depuis 14 ans.
Le rapport indique que 2,91 millions d’expériences en laboratoire avaient été effectuées en 2005, soit le nombre le plus élevé depuis 1992. Et beaucoup de penser qu’une telle augmentation est directement liée à la manière dont les entreprises pharmaceutiques ont usé de leur influence en dictant les programmes aux gouvernements élus de manière démocratique.
Peter Singer, à travers des propos étonnants, a cautionné l’utilisation de singes pour des expériences cruelles menées à l’université d’Oxford.
L’homme que les médias se complaisent à dépeindre comme “ le père du mouvement moderne pour les droits des
animaux ” n’en est pas à sa première déclaration surprenante au sujet de l’utilisation de primates pour des expériences neurologiques.
Peter Singer a déjà tenu des propos controversés au cours de sa carrière, en approuvant par exemple le fait de tuer des enfants handicapés si cet acte sert le véritable intérêt des parents. Ou encore, plus bizarrement, en estimant que les rapports sexuels entre un humain et un non humain peuvent être justifiés s’ils procurent “ une satisfaction
réciproque".
Professeur de bioéthique à l’université de Princeton, Peter Singer soutient, devant la caméra, les travaux de Tipu Aziz à l’université d’Oxford. Ces recherches consistent à pratiquer des expériences cruelles sur des singes pour mettre au point des techniques chirurgicales destinées à soigner des patients atteints de la maladie de Parkinson.
M. Singer admet dans le documentaire “ Monkeys, Rats and Me: Animal Testing ” diffusé le 27 novembre 2006 sur BBC2 : “ Il est évident qu’au moins certaines recherches sur l’animal sont utiles ”. Et de poursuivre : “ Je ne dirais certainement pas que les recherches sur les animaux ne sont jamais justifiables. Ce que vous avez expliqué est apparemment un exemple de recherches justifiées ”.
M. Singer réagit dans cette émission aux informations que lui donne Tipu Aziz. Lequel Tipu Aziz est précisément l’un des principaux vivisecteurs de l’université d’Oxford, dénoncé par le groupe SPEAK, qui milite contre la construction du laboratoire d’Oxford, pour tromperie sur son véritable rôle dans le soulagement des tremblements liés à la maladie de Parkinson. M. Aziz s’est attribué les lauriers de la recherche pilote du Dr Benabid, médecin à l’hôpital universitaire de Grenoble en France, qui a été menée sans recours à l’expérimentation animale.
Le Dr Benabid a mis au point la technique dite de “ stimulation cérébrale profonde ” (SCP) qui consiste à implanter chirurgicalement de minuscules électrodes dans le cerveau. Un appareil ressemblant à un stimulateur cardiaque et contenant une batterie émet des signaux à basse fréquence dans des zones du cerveau touchées par la maladie de Parkinson. Cette technique a donné de très bons résultats et beaucoup de gens dont la vie avait été brisée par les tremblements incontrôlables peuvent vivre désormais presque normalement.
La découverte du Dr Benabid a été une victoire pour la technique chirurgicale, les études sur l’homme et l’observation. Elle ne doit rien à l’expérimentation animale. C’est cette même technique qu’utilise Tipu Aziz, partisan déclaré du laboratoire d’expérimentation animale de l’université d’Oxford. Le Dr Aziz a déclaré par le passé que la stimulation cérébrale profonde utilisée pour soigner les malades de Parkinson devait tout à ses recherches sur des cerveaux de singe et qu’aucune autre méthode n’aurait permis de parvenir à ce traitement. La stimulation cérébrale profonde n’a pas été découverte par l’expérimentation sur des animaux non humains, contrairement à ce que les vivisecteurs voudraient faire croire à l’opinion publique.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, Peter Singer est apparemment tombé dans le panneau de la propagande mensongère des partisans de la vivisection. De nombreuses réactions de dégoût s’élèvent aujourd’hui au sein du mouvement pour les droits des animaux devant la naïveté d’un philosophe qui croit non pas aux droits des animaux mais à “ l’Utilitarisme ”, un système qui prône que tout est justifiable s’il peut être démontré que c’est dans l’intérêt du plus grand nombre.
En un mot, cette doctrine défend l’idée que le bonheur suprême du plus grand nombre doit être la fin et le but de toutes les institutions sociales et politiques. Adoptée et détournée de sa forme pure pour être appliquée aux seuls humains, elle a effectivement mis de côté les considérations morale et utilitaire pour les animaux, dont certains (les souris et les rats de laboratoire notamment) peuvent largement dépasser en nombre la population humaine et devraient être considérés de ce fait comme représentant “ le plus grand nombre ”.
Selon un porte-parole de SPEAK : Personne dans le mouvement ne voit en Peter Singer le père du mouvement moderne pour les droits des animaux. C’est une étiquette qui lui a été collée par les médias parce qu’il est l’auteur du livre “ La libération animale ”. M. Singer n’a jamais cru aux droits des animaux. Sa vision utilitariste s’accommodera probablement avec l’idée que s’il peut être démontré que les expériences faites par les Nazis sur les juifs dans les camps de concentration ont été utiles pour un nombre d’êtres humains supérieur au nombre de juifs tués, elles pourront alors être considérées comme acceptables d’une certaine
manière puisque les partisans de l’utilitarisme ne voient que l’intérêt du plus grand nombre.
C’est le même homme qui préconise de tuer les enfants handicapés si les laisser vivre risque d’être un fardeau pour les parents. Cet homme raconte absolument n’importe quoi. Plus vite on tordra le cou à l’idée qu’il a sa place dans le mouvement moderne pour les droits des animaux, le mieux ce sera.
Programme REACH :
rien de gagné pour ce projet pervers et rétrograde pour les animaux !
Certains groupements et associations de défense des animaux
se sont empressés, après la première phase d’étude du programme européen REACH (enRegistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques) par les instances européennes (Parlement et Commission), de crier victoire en surfant sur de vagues promesses d’intérêt pour les méthodes de substitution au « modèle » animal de la part des autorités européennes.
Cependant, à ce jour, aucun engagement sérieux ni concret n’a été pris pour éviter la future grande boucherie qui s’annonce dans les laboratoires européens pour quelque 5 millions d’animaux. Rien de bien concret ni substantiel non plus côté financement du développement des méthodes substitutives à l’animal.
Si le projet REACH n’est pas révisé de profundis, ce sont donc plusieurs millions d’animaux qui vont souffrir le martyre sur une période de 11 ans dans le cadre d’abominables tests de toxicité en tout genre d’environ 30 000 substances chimiques, toutes commercialisées avant 1981 mais ne répondant plus aux critères de sécurité actuels selon la Commission Européenne.
Tandis que la Directive Européenne sur les cosmétiques prévoit, pour 2009, l’interdiction de tester sur animaux des produits cosmétiques ET des ingrédients au sein de l’Union Européenne et l’interdiction de commercialiser les produits cosmétiques et les ingrédients testés sur les animaux, le programme REACH tel qu’il se profile actuellement, prévoit, lui, de retester sur les animaux la plupart des substances et ingrédients actuellement utilisés pour les produits cosmétiques, en particulier ceux qu’utilisent l’industrie cosmétiques ET d’autres industries chimiques.
Seront donc également concernés les substances et ingrédients utilisés pourtant sans risque depuis 25 ans et sur lesquels s’appuient les fabricants de produits cosmétiques sans cruauté envers les animaux.
Même s’il est important de tester de manière fiable les produits chimiques pour protéger la santé humaine et l’environnement, il reste injustifiable d’empoisonner mortellement des millions d’animaux dans le cadre du programme REACH et de mettre en risque la santé humaine en se basant sur les résultats de tests obtenus sur des animaux qui ne seront pas transposables de manière fiable aux êtres humains .
Alors que la législation REACH arrive bientôt en deuxième lecture à Bruxelles, en septembre 2006, la pression monte de la part du mouvement antivivisection international pour dénoncer le programme REACH qui risque d’être le plus important programme de tests sur animaux de l’histoire de l’Europe s’il venait à être adopté sous sa forme actuelle.
Aussi, parallèlement à la pétition de Pro Anima et autres initiatives pour contrer ce projet abominable pour les animaux, le fabricant international de produits cosmétiques LUSH s’est associé à différents groupes militants pour les droits des animaux européens pour mener ce mois d’août 2006 une
campagne de protestation et de pression internationale auprès des parlementaires européens contre
l’actuel sinistre projet REACH.
L’objectif de cette campagne est de demander aux élus européens d’imposer :
l’analyse systématique des données issues de l’exposition humaine aux substances utilisées depuis au moins 25 ans pour connaître leurs effets,
la priorité absolue aux méthodes de tests sans animaux et
la mise en place d’un système de filtrage des substances chimiques les plus dangereuses au moyen de tests rapides et efficaces pour identifier les risques, sans utiliser d’animaux.
Cette campagne de pression et de sensibilisation est actuellement
relayée en France par le groupe militant pour les droits des animaux International Campaigns.
"Le
métabolisme d'un enfant diffère de celui d'un adulte."
Incohérence,
quand tu les tiens !
Dans Le
Figaro du 02 juin 2006, on peut lire : "Or, les enfants ont donc besoin d'une forme pharmaceutique spécifique."
Tiens donc. Alors pourquoi continuer de s'exciter et de s'acharner sur des animaux, êtres dont le métabolisme diffère encore plus
puisqu'appartenant à une autre espèce ?!
A la lecture de cet article et conscient de la cécité de la recherche
actuelle, on est aussi en droit de se demander quelles espèces animales vont encore trinquer. Des bébés primates
notamment, mais pas seulement, même si ces derniers sont assez
appréciés des pervers en blouse blanche, comme pour
cette expérience destinée à "améliorer" la vue des enfants
(humains).
Royaume-Uni :
des expériences sur les primates pourraient être envisagées
Régression au "pays" des droits des animaux...
Les blouses blanches britanniques pourraient avoir carte blanche pour utiliser
(c'est-à-dire torturer) des primates non humains dans les labos, alors qu'il n'en était plus question...
Après le soutien de Bliar à la vivisection et l'augmentation constante du nombre d'animaux utilisés dans les labos britanniques, il ne manquait plus que cela.
"En réalité, la plupart des gens ne savent pas, et ne veulent pas savoir, la sinistre réalité du sort des primates non humains dans les laboratoires"
- Jane Goodall, primatologue
Brutale
opposition de la France à un projet d'amélioration des
conditions d'élevage
De
qui se moque-t-on ?!
01/03/06 - Après avoir décidé de supprimer les aides européennes aux transports
routiers au long cours des animaux vivants, l'Europe devait étudier un plan
d'amélioration des conditions d'élevage et de protection du bétail que la Commission européenne venait d'adopter. Ce plan,
présenté il y a quelques jours au Conseil européen des ministres de l'agriculture, s'est vu opposer un refus catégorique et unilatéral de
la France.
Contre l'ensemble de ses collègues européens, le ministre français
a refusé :
un relèvement des normes minimales propres au bien-être animal
tenant compte des dernières connaissances scientifiques en la matière
un encouragement de la recherche et des méthodes de
substitution à l'expérimentation animale
une introduction d'indicateurs de bien-être normalisés
une meilleure information des professionnels et du public sur les
questions de bien-être des animaux
un soutien aux initiatives internationales en faveur de la
protection des animaux, domaines d'action qui constituaient l'essentiel de ce texte.
(...) Cette information, passée inaperçue aux yeux du grand public, est
révélatrice du décalage qui existe entre les discours et les actes, l'action politique répondant à des enjeux économiques plutôt qu'à des
critères moraux.
Moralité : au moins, on est fixé et on sait à quoi s'attendre et ne pas
s'attendre. Mais avions-nous besoin que ce ministre confirme à l'Europe ce que nous militant(e)s savons/vivons déjà dans ce pays, réactionnaire,
rétrograde et lanterne rouge en matière de droits des animaux ?
Aux abois,
les nazis aussi recrutaient aussi de plus en plus jeune...
ou l'histoire pitoyable et pathéthique d'un jeune britannique prosadisme de 16 ans
soutenu par l'élite scientiste britannique pour faire aboutir le projet de camp de la mort et de la torture au sein de l'Université
d'Oxford. Mille pro sadisme et pro torture sont attendus dans les rues
d'Oxford le 25 février 2006. Pour en savoir plus, cliquez sur le lien
en anglais ici.
Allez, positivons un peu en nous
disant que c'est là une manifestation de la pression de plus en plus
importante contre la vivisection. Pas en France, c'est sûr...
Toujours
plus
d'animaux utilisés, martyrisés et sacrifiés dans les laboratoires
"Les statistiques du gouvernement britannique publiées jeudi 8 décembre 2005 indiquent une augmentation pour la douzième année consécutive du nombre d'animaux sacrifiés dans les laboratoires britanniques. Selon ces chiffres, en 2004, 2 778 692 animaux ont été soumis à des expériences officiellement considérées comme source potentielle de douleur, de souffrance, de détresse ou de dommage durable. Ce qui représente une augmentation de 57 093 animaux, soit + 2,1%, par rapport à 2003."
(Source Uncaged Campaigns)
Au Royaume-Uni, au moins, les chiffres sont régulièrement actualisés et font l'objet d'une
publication officielle
(pdf de + de 100 pages).
Traduction
d'un texte
de Tom Regan (avril 2001) en réaction aux positions complaisantes
de Peter Singer en matière de zoophilie (ou "bestialité"
au sens vieilli du terme)
En 1975, le philosophe Peter Singer a publié l’ouvrage « Animal Liberation »
(NDT 1). Ce livre a été (et continue d’être) présenté par beaucoup comme la « bible du mouvement pour les droits des animaux ». Ceci est à la fois faux et malheureux. Ceci est faux parce que Singer nie que les animaux puissent avoir des droits. Ceci est malheureux parce que cela donne l'impression que lorsque Singer parle, il parle au nom de ceux qui sont convaincus que les animaux ont des droits. Ce qui n’est pas son cas.
Dans ses aspirations, le mouvement pour les droits des animaux est abolitionniste. Il cherche à mettre fin à la tyrannie humaine exercée envers les autres animaux, et non pas à rendre cette tyrannie plus « humaine ». Le mouvement pour les droits des animaux œuvre à l’abolition du commerce de la fourrure, des numéros réalisés avec des animaux, de la chasse sportive, de la vivisection et de l’élevage commercial des animaux. Comme je l’ai déjà écrit par ailleurs, les objectifs du mouvement sont des cages vides, et non pas des cages plus spacieuses.
Les gens qui ne croient pas que les animaux ont des droits ne pensent pas que le monde devrait évoluer dans ce sens. Parfois, ils traitent les militants pour les droits des animaux d’« extrémistes» et de « fanatiques », quand ils n’utilisent pas des qualificatifs encore plus insultants. Mais chacun sait qu’insulter ne permet pas de résoudre les problèmes et que c'est la force des idées qui doit primer. La croyance en des droits moraux fondamentaux est au cœur du mouvement pour les droits des animaux. Pour le mouvement,
la priorité est qu’humains et autres animaux soient traités avec
respect, et non pas les avantages des conséquences pouvant découler de raisonner
autrement.
« La fin ne justifie pas les moyens » est une vérité morale qui s'applique au-delà des frontières de notre espèce. Erronée ou pas, c’est en elle que croient ceux qui se battent pour les droits des animaux. Mais tout ceci, Peter Singer le rejette. Selon lui, ni les humains ni les animaux n'ont de droits. En tant qu'utilitariste, il croit que le bien et le mal dépendent de la quantité de satisfaction que nous tirons de nos actes. Une vision qui le conduit à accepter nombre de pratiques que les promoteurs des droits
des animaux rejettent
(NDT 2).
Par exemple, en raison de sa position utilitariste, il ne voit rien de mal, par principe, à ce que des animaux soient élevés pour être mangés. En effet, si les animaux d’élevage ont une existence paisible, s’ils sont tués « humainement » et s’ils sont remplacés par de nouveaux animaux qui seront traités de la même manière, la satisfaction est
obtenue et aucun mal n'est fait. Aucun défenseur des droits des animaux ne peut croire en cela.
Certaines personnes pensent que la différence entre la philosophie des droits des animaux et les idées de Singer n’est qu’une question de termes. Ce n'est pas vrai. Les idées de Singer cautionnent des comportements que ceux qui croient dans les droits des animaux et ceux qui n’y croient pas trouveront consternants.
Le dernier doute est levé après avoir lu la critique récemment faite par Singer
(traduction française ici)
en 2001 d'un ouvrage écrit par Midas Dekkers et intitulé « Dearest Pet
». Cette critique a été publiée dans le magazine de sexe en ligne Nerve.com, dont la vocation est de prôner la « liberté sexuelle ». Dans sa critique, Singer explique pourquoi, selon sa façon de penser, avoir des relations sexuelles avec des animaux n’est pas forcément une mauvaise chose en soi. Cependant, il concède que des relations sexuelles impliquant de la cruauté envers les animaux sont mauvaises. Mais Singer de souligner que « les relations sexuelles avec des animaux n'impliquent pas toujours de la cruauté ». En fait, exercées « en privé », des « activités [sexuelles] mutuellement satisfaisantes » impliquant des animaux et des humains « se
développent parfois ».
Dans ce cas, et conformément à sa philosophie utilitariste, lorsque la satisfaction est
optimale, Singer n’y voit aucun mal. Aucun promoteur sérieux des droits animaux ne peut croire en cela. Aucun n’y croit parce qu'aucun d’entre eux ne s’appuie sur la norme utilitariste de Singer pour en faire sa norme morale. Comme indiqué plus haut, en tant que promoteurs des droits des animaux, nous devons voir au-delà des conséquences. Prenons l’exemple des relations sexuelles avec de jeunes enfants.
Les militants pour les droits des animaux ne déclarent pas que, exercées « en privé », il n'y a rien de mal à ce que des adultes aient des « activités [sexuelles] mutuellement satisfaisantes » avec de jeunes enfants. Au contraire, nous déclarons qu’il y a là quelque chose de mal à se livrer à de telles activités. En effet, un bébé ne peut aucun cas donner un consentement informé. Un bébé ne peut pas dire « Oui ». Ou « Non ». En la matière,
avoir des relations sexuelles avec des enfants en bas âge est forcément coercitif, montre forcément un manque de respect et est forcément condamnable. Et il en va de même pour la zoophilie.
Les militants pour les droits des animaux ne déclarent pas que, exercées « en privé », des « relations [sexuelles] mutuellement satisfaisantes » entre humains et animaux ne sont pas répréhensibles. Au contraire, nous déclarons qu’il y a là quelque chose de mal à se livrer à de telles activités. En effet, un animal ne peut
en aucun cas donner un consentement informé. Un animal ne peut pas dire « Oui ». Ou « Non ».
Aussi, avoir des relations sexuelles avec des animaux est forcément coercitif, montre forcément un manque de respect et est forcément condamnable. Les militants pour les droits des animaux ne rendent pas ici un hommage irrationnel à des tabous sexuels dépassés et ne font pas non plus étalage d’une quelconque pruderie sexuelle. S'engager dans des « activités mutuellement satisfaisantes » est l’un des plaisirs les plus raffinés de la vie. Plus de telles activités se produiront, mieux cela sera... à condition que ceux qui y participent puissent donner ou refuser leur consentement informé.
La recherche de la satisfaction mutuelle ne doit jamais recourir à la coercition sexuelle. Les opinions de Singer au sujet des relations sexuelles avec des animaux sont condamnées publiquement, que ce soit par « Dr. Laura », le journal The New Republic, les forums de discussion sur les droits des animaux ou des articles d’opinion dans les journaux. Et a priori, le concert de condamnations continuera, de manière tout à fait justifiée. Cependant, il faut espérer que la vérité n’en soit pas entachée. En effet, la conviction que les animaux
ont des droits peut être remise en cause par de nombreux moyens, mais ne laissons personne déclarer que cette conviction est forcément mauvaise parce qu'elle cautionne les relations sexuelles avec des animaux. Manifestement et de manière catégorique, être convaincu que les animaux ont des droits ne cautionne pas de tels comportements.
Tom Regan enseigne la philosophie à la North Carolina State University. Son dernier ouvrage s’intitule «
Defending Animal Rights
» (« En défense des droits des animaux ) . »
1) Note 1 : « La Libération animale » est le titre de la version française publiée après
relecture par le chef de file actuel de la mouvance "anti"-spéciste française.
2) Note 2 : L'utilitarisme cautionne
notamment l’expérimentation animale exercée sur un certain nombre d’animaux
(humains ou non) dans l’intérêt d’un plus grand nombre.
Au cours du procès de Keith Mann et de Melvyn
Glintekamp en avril 2005, accusés d'avoir réalisé une action commando sur les laboratoires Wickham
(comté du Hampshire, Royaume Uni), il a été indiqué que la récupération
de documents appartenant aux laboratoires Wickham par Keith Mann et
d'autres personnes en décembre 2003 à l'occasion du raid indiquait un taux énorme de mortalité d'animaux suite à des tests de toxicité (DL 50)
effectués par ces laboratoires, notamment des tests de Botox, une substance
énormément utilisée par l'industrie cosmétique.
Les documents soutirés indiquent que 50 000 animaux sont morts chez Wickham
dans les mois qui ont précédé le raid. Des témoins de chez Wickham ont admis
qu'ils avaient fait les tests avec du Botox mais également que certaines des 700 souris
utilisées pour tester le Botox, qui furent libérées avant d'être récupérées par la police,
qui les a ensuite rendues aux laboratoires, avaient été ensuite réutilisées pour d'autres
tests avant d'être toutes finalement tuées.
Keith Mann a déclaré à la Cour qu'il avait mené ce raid sur le laboratoire suite aux informations fournies par une
personne travaillant dans les laboratoires afin de dénoncer notamment les tests d'injection de toxine botulique dans
l'estomac d'animaux vivants pour observer les victimes jusqu'à ce que la moitié d'entre-elles meurent,
la plupart du temps par suffocation.
Les animaux survivants sont alors tués et la toxine, déclarée saine, est ensuite mélangée à de l'albumine
humaine et injectée aux gens. Les effets secondaires du produit ne furent pas montrés à
la Cour afin de protéger l"identité des clients". Ipsen, le fabricant du produit, a admis que le risque, par
transmission, d'une infection virale ne peut pas être écarté en cas d'utilisation de produits à base de sang humain.
Keith Mann a déclaré, que selon ces tests, il n'y avait aucune surveillance de l'utilisation du Botox en
tant que produit utilisé à des fins cosmétiques et qu'il s'agissait d'un scandale absolu qui devrait faire
réagir toute personne honnête.
Ce n’est certes pas l’avis de cette classe de Gunnison
(Utah - Etats-Unis) qui a fait les frais d’un professeur de biologie peu scrupuleux, Doug
Bieeregaard.
Pendant son cours, cet enseignant suppléant a décidé de montrer à ces élèves le fonctionnement du système digestif d’un animal vivant.
Face aux élèves, un chien « anesthésié » a donc été disséqué, son appareil digestif sorti de ses entrailles.
Le choc.
Les réactions ne se sont pas faites attendre, ce cours a provoqué l’indignation des étudiants et des parents.
«
Cela me rend malade, je ne pense pas que ces expériences devraient avoir lieu et qu’elles nous apprennent quoi que ce soit » a dit cette étudiante, Sierra Sears.
Quant à Bierregaard, il reste imperturbable et insensible : « ce cours permettait aux étudiants de voir les organes en action »
; « J'ai pensé que ce serait vraiment une bonne expérience ».
Le pire
reste à venir puisque le principal de l’établissement, Kirk Anderson, soutient et autorise ce genre de cours parce que selon lui « cela permet aux étudiants d’apprendre ».
Il a d’ailleurs été expliqué aux parents que de toute façon le chien utilisé pour l’expérience devait être euthanasié.
Question subsidiaire : Au fait, ce chien, d’où venait il... ?
Etat
d’arme inspiré d’un article (désormais inaccessible en ligne) paru
le 12 mai 2005 dans le journal en ligne américain Local 6 News
sous le titre "Class Dissection Of Live Dog Outrages Parents, Students"
Au
Royaume Uni, un institut de recherche sur le cancer (l'Institute of
Cancer Research) vient de refuser un don de 30 000 livres sterling.
30
000 livres sterling que Barry Atkinson avait mis 148 jours à récolter,
en traquant des oiseaux, lors de tirs aux faisans, aux perdrix et aux
coqs de bruyère.
Pourquoi
ce refus ?
C’est
que cet institut a une éthique figurez-vous. Mais si. Une éthique avec
laquelle il n’est pas question de transiger : il croit en la « nécessité
de minimiser les souffrances infligées aux animaux ». Aussi lui
était-il impossible d’accepter de l'argent si immoralement collecté.
Quel
bel exemple d‘intégrité, mais aussi quel étrange système de
valeurs ! Il y a d’un côté le mal (notamment tuer des animaux dans
le comté du Nottinghamshire) et d’un autre côté, le mal NECESSAIRE :
tuer des animaux dans les laboratoires !
Mais,
en vérité, quel coup de bluff : ce "sacrifice" de 30 000
sterling va probablement gagner à l'Institut de nouveaux donateurs -
parmi un public suffisamment naïf pour tomber dans le panneau de cette
opération marketing.
Surtout,
encore et toujours dans les yeux des lapins !
Alors
que le gouvernement français prêche et prône le "Oui au traité établissant une constitution pour
l'Europe", il essuie en même temps, ainsi que l'industrie
cosmétique française, un revers de la part de la Cour Européenne de
justice qui vient de rejeter l'appel de la France contre une directive
européenne qui supprime progressivement les tests sur les animaux
dans l'Union Européenne d'ici 2009 et qui interdit la vente de
produits cosmétiques importés qui ont été testés sur des animaux.
Deux
poids, deux mesures..., mais on en a pris l'habitude, ne serait-ce
qu'avec le soutien des autorités françaises à la filière du foie
gras qui pratique le gavage des palmipèdes, activité pourtant
déclarée illégale dans de nombreux pays d'Europe et du reste du
monde...
Cours
d'anatomie et de physiologie au lycée Montgomery Blair, Silver Spring,
Maryland, Etats-Unis
Sous
le scalpel du Professeur Haig : un chat mort. Un de ses yeux est
entrouvert, sa langue pend hors de sa gueule. Autour, les étudiants
sourient et ricanent nerveusement. Le programme d’aujourd’hui:
identifier différents muscles d'un chat disséqué.
Pendant
que le professeur fait sa démonstration, Alyssa et d'autres élèves
sortent leur chat d'un sac et le mettent sur une table. Tout près se
trouve une boîte remplie de tout un éventail d'instruments
tranchants. Avant même d'avoir eu le temps de les utiliser, Alyssa
frissonne de dégoût en disant : "J'ai
déjà plein de truc de chat sur mes mains".
Dans
un coin au fond, deux autres élèves s'affairent autour de leur
cadavre de chat. L'un d'eux, avec quelque réticence, coupe et écarte
les tissus qui recouvrent les muscles de l'abdomen, tandis que l'autre
maintient l'animal en place."
L'autre
étudiant, Alvarez Lane, gère ce qu'il appelle le "traumatisme"
que cause la dissection d'un chat, en lançant des plaisanteries
telles que : " ce chat ressemble à celui de ma tante, qui est
mort. Peut-être que c'est lui."
Pendant
que son camarade prend une pause, Alvarez Lane joue avec la langue du
chat . "C'est frais," fait-il remarquer.
Le
professeur Leslie Van rencontre ce type d'attitude tout le temps et
cite en exemple le cas d'un élève tenant les pattes antérieures
d'un chat mort destiné à la dissection et lui faisant exécuter un
pas de danse lors d'une sérénade, pour une camarade de classe.
Pour
Leslie Van, le choix du chat comme animal à disséquer est judicieux
: pratique, car de petite taille, bon marché (autour de 50 dollars)
et doté d'une anatomie proche de la nôtre. 100 000 sont ainsi
disséqués chaque année aux seuls Etats-Unis.
De
son côté, Dan James, vice-président chargé du développement à la
Caroline Biological Supply Company, entreprise qui approvisionne le
lycée en chats, déclare qu'il se fournit dans un refuge mexicain et
que ces animaux étant soit morts, soit sur le point d'être
euthanasiés, ne plus disséquer les chats dans les lycées ne
changerait rien à leur sort.
Dan
James ne précise évidemment pas que, si les animaux sont plus
rentables morts que vivants, ils risquent d'être plus souvent "
sur le point d'être euthanasiés " que proposés à l'adoption !
Selon
le professeur Van, bien que certains étudiants craignent au départ
de disséquer des chats, la majorité finit, au fur et à mesure que
la dissection se poursuit, par y prendre part. Ceci illustre
tristement ce que dit Jamie Aitchison , porte-parole de la National
Anti-Vivisection Society (NAVS) : " la dissection insensibilise
et anesthésie le sentiment de compassion envers les animaux ".
Avec
la dissection, ce n'est pas que l'anatomie qui est enseignée mais
aussi l'indifférence et le mépris des animaux, matières qu'ils
auront tôt fait d'assimiler.
Etat
d'arme inspiré d'un article du Silver
Chips Online, journal du Lycée Montgomery Blair, Silver Spring,
Maryland, Etats-Unis, du 14 mars 2005.
La fondation américaine pour la recherche
biomédicale (Foundation for Biomedical Research - FBR) a profité de
la cérémonie des Oscars pour lancer une campagne de promotion de
l'expérimentation animale.
Cette
fondation entend ainsi cibler l'influente industrie hollywoodienne, réputée
pour son soutien à la recherche contre le sida, entre autres, et, précise
son président Frankie L. Trull, "lui rappeler que, la recherche
ne pouvant pas progresser sans les animaux de laboratoire, la lutte
contre les maladies et la lutte pour les droits des animaux étaient
incompatibles".
Pour
cette nouvelle campagne, la FBR, avec le cynisme abject
qu'affectionnent les vivisectionnistes, a choisi de "braquer le
feu des projecteurs" sur les "acteurs méconnus"
que sont les souris et les rats de laboratoire et sur le "rôle héroïque"
qu'ils jouent dans la recherche médicale.
Ainsi,
avant et après les Oscars, sont apparues dans Variety et Hollywood
Reporter des publicités représentant deux rats et affichant le
slogan "Meilleur
second rôle dans une œuvre médicale".
La
FBR est experte en propagande grossière et tour de passe-passe :
l'expérimentation animale, ce n'est pas la torture et la mort des
animaux "de laboratoire", mais une sorte de travail d'équipe
où chacun a son rôle à jouer. Pour certains, bien sûr, le rôle
est plus "héroïque"...
Weissman, biologiste à l’Université de
Stanford, a obtenu du comité d’éthique de cette université le feu
vert pour la création d’une souris possédant un nombre important
de cellules du cerveau humain, dans la limite où la créature
continuera de se comporter comme une souris et non comme un humain. Sic.
Ces expériences ont commencé depuis quelques
années déjà à Palo Alto, Etats-Unis dans les labos de Stem Cells
Inc (littéralement « Cellules souches »). Dans certains
cas, les chercheurs injectent des cellules humaines malades ou cancéreuses
à des souris saines et dans d’autres, des cellules humaines saines
à des souris malades.
A l’avenir, il pourrait être possible de
remplacer des régions endommagées du cerveau de souris par des
cellules saines de fœtus humains. Les scientifiques observeraient
alors si les cellules humaines arriveraient à communiquer avec les
cellules de souris et à leur donner des instructions.
Ces recherches ont suscité certaines
critiques. Elles ne mettent pas en cause les véritables tortures
infligées à ces souris, mais bien plutôt la transgression
qu’implique la greffe de cellules humaines dans le cerveau d’un
animal, le cerveau humain étant le siège de l’âme, quelque chose
qui serait exclusivement humain.
Où fixer les limites ? A partir de quand une
chimère cesse-t-elle d’être un animal pour devenir une « personne »
?
Voilà les questions que ce sont posées les
membres du comité d’« éthique ».
Leur conclusion est la suivante : si la souris
commence à manifester un comportement de type humain (amélioration
de la mémoire, résolution de problèmes), il faudra arrêter ces
travaux. Aussi le comité a-t-il demandé au chercheur de prendre
toutes les précautions nécessaires, comme tuer les souris à différents
stades de leur développement afin de voir comment leur cerveau a évolué.
En procédant ainsi, cette étude est éthique,
selon le comité.
Dans un avenir plus lointain, il pourrait être
envisagé de remplacer un cerveau entier. L’expérience serait
effectuée sur des souris atteintes d’une maladie rare causant la
mort du cerveau avant la naissance.
Cependant, d’après Weissman, si l’on
implantait des cellules du cerveau humain dans la cavité cérébrale
vide d’une souris, on obtiendrait un fatras grumeleux, dépourvu de
structure. Même si les cellules implantées réussissaient à
s’organiser, elles agiraient probablement comme des cellules de
souris.
Que l’on se rassure, si Weissman torture ces
souris, c’est dans le but de créer un tube à essai vivant pour étudier
les maladies comme les tumeurs du cerveau, les attaques cérébrales,
la schizophrénie, les maladies d’Alzheimer et de Charcot et non
pour rendre ces animaux plus intelligents.
Pour citer le président du comité d’éthique
« La souris ne va pas se mettre debout et dire « salut, je
suis Mickey. »
La morale est sauve…
Etat d'arme inspiré d'un article de
Mercury
News du 14 février 2005
On y apprend notamment qu'en 2003 une équipe de
"chercheurs" chinois d'une université de Shanghai est
parvenue à transférer des cellules humaines dans des ovules de lapines.
Les embryons obtenus ont été élevés pendant quelques jours avant
d'être détruits pour récupérer les cellules souches...
En 2004, ce sont des "chercheurs"
américains de la Mayo Clinic (Minnesota) qui ont produit des porcs
avec du sang humain circulant dans leurs veines.
S'ensuit dans cet incontournable article (en anglais)
une réflexion intéressante sur l'éthique, la légalité, l'absence
de législation, l'intérêt et les droits (sic) concernant ces
"sous-humains" appelés chimères...
Hôpital
vétérinaire de l'Université de Séoul, le 8 février 2005
La
chaîne américaine CNN a été conviée par le Docteur Hwang Woo-Suk,
l'un des plus éminents experts en clonage de Corée du Sud, à
assister à un événement rare de la science génétique : la
naissance de cochons "humanisés"...
Les
organes de ces animaux génétiquement modifiés ont été spécialement
conçus pour que leur taille autorise leur transplantation chez des
humains. La fabrication de ces cochons-réservoirs d'organes commence
dans un laboratoire stérile dans lequel une armée de chercheurs
extrait des ovules de cochons et de vaches et les manipule génétiquement
afin de produire des organes qui ne seront pas rejetés par le corps
humain. Ensuite, ces ovules sont transportés dans une porcherie des
environs où ils sont implantés dans l'utérus de mères porteuses.
Il
y a 30% de "chances" que les fœtus arrivent à terme. Le Dr
Hwang a effectué 1500 expériences de ce type, à ce jour. La mise au
monde de ces porcelets " faits sur mesure " prend moins de 5
minutes. Tandis que la truie est sous sédatif, son utérus est retiré
et placé dans un incubateur aseptisé, les cochons devant être sains
à la naissance afin de ne pas contaminer des organes humains avec des
maladies porcines.
Chacun
dans la salle d'opération retient son souffle afin de voir si les
porcelets vont se mettre à respirer. Ils respirent. A côté, dans
une autre salle, d'autres vivisecteurs sectionnent la moelle épinière
de rats qui subiront ensuite une thérapie à base de cellules
souches.
Le
Dr Hwang a déjà greffé des cœurs de cochon sur des chiens et, dans
le courant de l'année, il effectuera ces transplantations sur des
primates. Il prévoit que d'ici quelques années les organes de ces
cochons " donneurs " pourront être greffés avec succès
sur des humains.
Pour
en savoir plus (en anglais) sur les terribles souffrances endurées
par les animaux victimes de ces monstruosités, cliquez ici.
"Ces expériences sur des rats peuvent vous sembler
cruelles, mais elles sont indispensables au progrès de la science."
C'est en ces termes au chloroforme que la
médecin-journaliste du "Journal de la Santé" sur France 5
a tenté, une fois de plus, mardi 22 février 2005, d'anesthésier la
légitime sensibilité des téléspectateurs (du moins d'une partie
d'entre eux) face aux sinistres travaux d'un grand humaniste et de son
équipe dans l'Unité 259 de l'INSERM sur la dépendance toxicologique
chez... les rats, l'objectif étant, comme toujours et bien sûr, de
soigner les humains. Il s'ensuivit en effet un reportage scandaleux
sur les traitements infligés à des rats qui n'ont comme choix que
celui de se laisser droguer dans des conditions qui bafouent
forcément tous leurs droits les plus fondamentaux à ne pas être
utilisés comme matériel de laboratoire.
C'est
du moins ce que préconise le sinistre magazine américain Lab
Animal entièrement consacré au négoce et à l'utilisation des
"animaux de laboratoire", après avoir consacré son numéro
précédent aux opportunités qu'offrent, pour la recherche, certains
animaux exotiques, tels le rat du Nil et l'axolotl (une salamandre). Lab
Animal revient donc ce mois-ci sur le modèle le plus
"important" pour la recherche biomédicale : la souris, et
en particulier, sur son utilisation dans l'étude des deux menaces que
sont, pour la santé publique, l'obésité et les maladies
infectieuses.
En
introduction, l'éditorial présente deux estimations. La première
est celle d'un comité dédié à une plus grande implication du corps
vétérinaire dans la recherche biomédicale (Committee on Increasing
Veterinary Involvement in Biomedical Research), effectuée en 1998, et
qui prévoit une augmentation annuelle de 10 à 20% du nombre de
souris utilisées jusqu'en 2010.
La
seconde estimation émane d'autres sources non citées et évalue à 60
millions le nombre de souris qui seront nécessaires pour étudier
la fonction de chacun des gènes du génome de la souris (qui en
compte environ 30 000) ! Faites la multiplication pour connaître le
nombre astronomique d'animaux supplémentaires qui vont être sacrifiés
au nom de la science.
L'obésité
augmente dans les pays développés. En dépit du nombre prodigieux de
régimes proposés, une grande partie de la population semble
incapable de se maintenir à un poids sain. Mais
"heureusement", selon l'éditorialiste, il existe plus de 50
modèles disponibles de souris obèses - transgéniques, Knockout ou
spontanés - censés fournir des outils inestimables pour l'étude des
fondements génétiques et hormonaux de ce problème extrêmement répandu.
Quant
aux maladies infectieuses, que certains avaient cru éradiquées dès
les années 60, elles refont leur apparition avec l'émergence de bactéries
résistantes aux antibiotiques et de nouveaux agents pathogènes
viraux, telle l'hépatite C.
Les
chimpanzés sont les seuls animaux susceptibles de contracter l'hépatite
C, mais il existe des obstacles éthiques - et économiques - à leur
utilisation pour l'étude de la progression de cette maladie et de son
traitement. Aussi a-t-on développé des modèles animaux alternatifs,
parmi lesquels les souris transgéniques ayant un foie chimérique
humain-souris.
L'un
des journalistes et médecins qui animent l'émission "Le
Magazine de la santé au quotidien" sur France 5 nous a rapporté
mardi 16/02/05 les tribulations de chercheurs américains en matière
de lutte contre la surdité, mais tout de même avec une réserve intéressante,
comme un principe de précaution, à la fin de sa brève.
Et
la journaliste de nous raconter donc, avec complaisance, comment des
"chercheurs" américains viennent de rendre sourds des
cochons d'Inde en leur administrant un produit hautement toxique pour
détruire leur ouie. Après quoi, ces avant-gardistes de la cause
humaine ont introduit des cellules ciliées, provenant - apparemment -
de souris, ce qui a, d'après eux, permis une récupération partielle
de l'ouie de ces cochons d'Inde. La journaliste ajoute ensuite qu'il
s'agit là d'une découverte importantissime, la lésion des cellules
ciliées étant irréversible.
Mais
elle s'empresse sur la fin de déclarer qu'il faudra, bien sûr,
attendre plusieurs années avant de voir d'éventuelles applications
à l'homme...
Et
en France ? On ne connaît de toute façon jamais le nombre EXACT et
REEL des victimes suppliciées et exécutées dans les laboratoires
d'expérimentation et de tests sur les animaux...
Mais
c'est du même ordre et avec la même tendance. En effet, ici et
ailleurs, les chiffres grimpent notamment en raison :
*
des travaux dans le domaine du génie génétique,
*
de la recherche pharmaceutique,
*
des xénogreffes
...sans
parler du sinistre projet européen REACH de test et retest de
substances chimiques en tout genre sur des millions d'animaux sans
aucune défense.
Au moment d’aller voir le dernier
film à ne pas manquer, ayez une petite pensée pour les animaux
victimes des chercheurs de l’Université de Rochester, New York, États-Unis.
Dans le cadre d’une expérience très
perturbante découverte par l’association américaine National
Anti-Vivisection Society (NAVS),
des chercheurs ont découpé en partie le crâne d’une dizaine de
furets pour y insérer 16 électrodes avant de consolider le tout
avec de la résine. Un système de contention fut alors vissé et collé
dans le crâne de chacun de ces animaux si bien que ces derniers –
certains é