LE PROJET REACH
EN RÉSUMÉ
Votez, vous aussi, dès maintenant contre l’expérimentation animale en Europe
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Qu’est-ce que REACH ?
L’enRegistrement, l’Evaluation, et l’Autorisation des substances CHimiques (REACH) est le programme de l’Union Européenne en matière de tests des substances chimiques. Le but de cette réglementation, à savoir améliorer la protection de la santé humaine, de la faune et de l’environnement, est louable en soi, mais recourir à des tests sur des animaux pour y parvenir ne l’est pas.
REACH prévoit de tester quelque 30 000 substances chimiques, c’est-à-dire les produits développés avant 1981, époque où les exigences en matière de tests de sécurité n’étaient pas encore entièrement mises en place. Ces nouveaux tests seraient effectués sur plus de 5 millions d’animaux.
Historique de REACH
Au départ, REACH a été lancé par des organisations écologistes, pour la protection de la faune et de défense de la santé des consommateurs. Ces dernières exigeaient un contrôle plus strict des produits chimiques largement répandus, avec comme but final la restriction voire le retrait des substances dangereuses.
L’Union Européenne a publié la première proposition de ce programme en 2003, mais ce dernier a fait depuis l’objet de modifications apportées par le Parlement Européen ou la Commission Européenne. Des groupes pour la protection des animaux ont effectué du lobbying contre ces tests sur des animaux, tests qui constituent la majeure partie du protocole de test REACH, en mettant en avant que les données issues des tests sur les animaux ne sont pas fiables, mais que ces tests sont en outre cruels. Ces groupes ont réussi à obtenir des réductions non négligeables du nombre d’animaux utilisés dans le cadre du programme REACH, sans parvenir néanmoins à la suppression totale de la vivisection pour ce projet.
Une première lecture de la législation REACH a été présentée à la Commission Européenne et au Parlement. À présent, le projet de loi va entrer en seconde et dernière lecture au Parlement. En ce qui concerne la vivisection, le Parlement est en faveur de méthodes substitutives à l’animal, une bonne partie de ses élus étant en faveur de cette approche. La Commission Européenne, elle, est en faveur du recours à l’expérimentation animale comme initialement prévue.
Quelles sont les conséquences pour les animaux ?
Si le projet REACH est adopté dans sa forme actuelle, ce sont des millions de souris, de rats, de lapins, de cochons d’Inde, de poissons, d’oiseaux, de cochons, de cochons nains, de chiens, de hamsters et éventuellement de primates qui vont subir des tests douloureux et mortels.
Par exemple, les tests de carcinogénicité ont recours à des rats et des souris utilisés toute leur vie pour des études sur l’alimentation afin de tester des substances qui provoquent des cancers. Ces tests sont difficiles à reproduire sur les animaux et les résultats varient souvent entre des animaux d’espèce différente. La tératogénicité, c’est-à-dire les études des malformations, consiste à nourrir de force des animaux femelles enceintes pour étudier les effets sur leur fœtus ou leurs progénitures.
Les tests de toxicité peuvent provoquer chez les animaux des convulsions, de fortes douleurs abdominales, des crises cardiaques, des tremblements et la diarrhée. Les animaux peuvent saigner des yeux, de la bouche ou des organes génitaux, vomir de manière incontrôlée, devenir paralysés, être victimes de défaillances rénales et sombrer dans le coma.
Quelles sont les méthodes alternatives ?
Les tests de toxicité sur les animaux (empoisonnement) sont cruels et scientifiquement non fiables pour prédire la manière dont un être humain va réagir à telle ou telle substance chimique. En raison de différences fondamentales qui existent au niveau de l’anatomie, de la psychologie, du métabolisme et de la biochimie, l’extrapolation des résultats de tests sur les animaux aux humains est non seulement peu fiable, mais peut également s’avérer dangereuse. La difficulté qu’il y a à comparer les doses de produits chimiques administrées en laboratoire avec une exposition à ces mêmes produits en condition réelle rend ces tests encore plus incertains. La plupart des tests encore effectués de nos jours sur les animaux n’ont jamais été scientifiquement validés au niveau de leur exactitude, de leur pertinence ou de leur reproductibilité et certains n’ont même pas pu prouver leur utilité rétrospective.
A l’inverse, les méthodes alternatives qui ne font pas appel aux animaux sont plus éthiques et bien souvent plus rapides et moins coûteuses. Par exemple, il existe un test sans animaux (le test EST) qui permet d’identifier les tératogènes tandis que d’autres tests sur ordinateur ou sur des modèles cellulaires permettent d’identifier des carcinogènes potentiels.
Les modèles informatiques permettent quant à eux de dépister rapidement et avec efficacité un grand nombre de substances chimiques. Ils seront suivis d’autres tests sur des modèles informatiques et de tests (sans animaux) in vitro. La plupart des produits chimiques dont il est question ici étant utilisés depuis longtemps, il est possible d’utiliser les données d’exposition sur les humains pour constater les effets de ces produits.
Une grande partie des tests faits sur les animaux dans le cadre du programme REACH seront répétés ou dupliqués. Les tests sont dits dupliqués lorsqu’une entreprise a déjà testé une substance sur les animaux, mais qu’une autre société refait ce même test parce qu’elle ignore que cette substance a déjà été testée ou parce que la première entreprise refuse de partager ses résultats.
Que fait Lush ?
Lush affiche actuellement des pancartes et panneaux dans les vitrines de toutes ses boutiques en Europe qui indiquent : « Vote contre l’expérimentation animale en Europe ». A l’intérieur de chaque magasin, des tracts sur REACH sont à disposition ainsi qu’une « urne » à chaque caisse. Il est demandé à chaque client de « voter » contre l’utilisation d’animaux dans le cadre du projet REACH. Pour ce faire, les clients doivent mettre une croix sur les bulletins de vote pour protester contre les tests sur animaux puis remplir et signer le bulletin de vote qu’ils glissent ensuite dans l’urne. A la fin de la campagne, toutes ces cartes seront collectées et envoyées aux députés tandis qu’un courrier indiquant le nombre de cartes signées sera envoyé à l’administration compétente du pays concerné (DEFRA au Royaume-Uni).
Des « bureaux de vote » ont également installés devant les principaux magasins Lush à travers l’Europe, dont Paris, et les médias de chacun de ces pays ont été contactés et invités à venir prendre des photos où l’on voit des gens « voter » aux côtés de militants déguisés en lapin. Ces opérations ont eu le 19 juillet au Royaume-Uni et en Irlande et le 02 août dans le reste de l’Europe.
Dans chaque pays, nous travaillons en partenariat avec un groupe de protection des animaux qui lutte également contre le projet REACH. Au Royaume-Uni il s’agit d’Animal Aid et en France d’International Campaigns.
Notre objectif
Nous demandons un certain nombre de modifications majeures au niveau du programme REACH, à savoir :
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L’élimination de l’expérimentation animale dans REACH : c’est le cœur du problème : nous voulons qu’aucun animal ne soit utilisé dans le cadre de REACH en raison de l’extrême souffrance associée à ces tests. En outre, le manque de fiabilité des expériences sur les animaux ne protégera pas notre environnement contre les produits chimiques dangereux. |
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L’analyse systématique des données déjà existantes sur les effets sur l’homme des substances chimiques qui sont largement utilisées depuis au moins 25 ans. |
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Une grande quantité de ces produits étant largement répandus depuis plusieurs dizaines d’années, il existe beaucoup d’informations sur leur sûreté. Ces informations doivent être utilisées en priorité. |
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Des tests de dépistage prioritaires des produits chimiques potentiellement les plus dangereux à l’aide de méthodes rapides, efficaces et n’utilisant pas d’animaux pour identifier les risques. |
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Nous savons déjà globalement quelles sont les substances chimiques qui peuvent présenter le plus de danger. Ces produits doivent être testés à l’aide de méthodes rapides et fiables qui n’utilisent pas d’animaux. Si ces substances sont identifiées comme potentiellement dangereuses, elles devront être retirées partiellement ou totalement du marché jusqu’à ce que d’autres tests sans animaux puissent être réalisés. |
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La priorité absolue accordée à l’introduction de tests sans animaux |
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Il existe déjà de nombreux tests sans animaux qui peuvent et doivent être utilisés pour le programme REACH. Le problème vient du manque de subventions accordées à l’introduction et à la validation de ces méthodes de substitution. L’introduction et la validation de ces tests substitutifs doivent être l’une des priorités de REACH. Plus de fonds doivent être réservés à l’introduction de tests sans animaux. |
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Obligation pour les entreprises de partager leur données. |
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REACH comporte déjà des clauses sur le partage des données entre entreprises, mais avec des exceptions afin de protéger la confidentialité de l’activité de ces sociétés. Le partage des données existantes doit être obligatoire afin d’éviter la répétition des tests sur les animaux.
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